134 notes dans la catégorie "Weblogs"

[lu, #MRL14] le complexe d'eden bellwether, roman de benjamin wood

éditions Zulma,lien août 2014, 499 pages, 23 euros 50

4ème de couverture : Cambridge, de nos jours. Au détour d’une allée de l’imposant campus, Oscar est irrésistiblement attiré par la puissance de l’orgue et des chants provenant d’une chapelle. Subjugué malgré lui, Oscar ne peut maîtriser un sentiment d’extase. Premier rouage de l’engrenage. Dans l’assemblée, une jeune femme attire son attention. Iris n’est autre que la sœur de l’organiste virtuose, Eden Bellwether, dont la passion exclusive pour la musique baroque s’accompagne d’étranges conceptions sur son usage hypnotique… Un bon gros roman pour le Bout-de-l'An : c'est ce qu'il me fallait et je l'ai eu ! Grâce aux Matchs de la Rentrée Littéraire lien et à Amélie lien qui a généreusement fait voyager son livre jusqu'à moi. Merci !

Qu'est-ce qui cloche chez Eden Bellwether ?
Lorsque Oscar Lowe fait la connaissance d'Eden Bellwether à Cambridge, celui-ci est un étudiant très doué, reconnu pour ses talents musicaux précoces et exceptionnels. Oscar est amoureux d'Iris, la sœur d'Eden. Introduit dans le petit cercle de leurs amis, il perçoit vite l'étrangeté du jeune homme et l'inquiétude concernant sa santé mentale qu'Iris ne tarde pas à lui faire partager.

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[selfie] ce cher vieux blog a dix ans

10ansl’âge chat-chien
On compte combien les années blog ? comme pour un chien ? un chat ?
moi je dirais bien en multipliant par 4 : parce que 40 c’est bien comme âge humain, je trouve.

zoom arrière (pas trop loin ni longtemps parce que “c’était mieux avant” est en embuscade sournoise)
- 740 notes/articles
- 62 pages vues par jour, et de trop rares commentaires
Alors, pas de quoi pavoiser ni réclamer une médaille...
Mais j’aime bien quand on vient prendre chez moi - même sans s’attarder ni dire merci - des nouvelles de gentils fantômes réveillés par l’internet et la littérature (et moi un peu), comme René Giner, Henri Calet, Lisa Bresner, Catherine Guérard, ou François Rilhac (je mets pas les liens, exprès, vous chercherez !).

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[lu] en territoire ennemi, recueil de textes de didier goux

aux éditions Les Belles Lettres, février 2014, 432 pages, 23 euros 50

en quatrième de couverture : Didier Goux est écrivain et journaliste. Il a 58 ans, ce qui ne laisse pas de l’étonner. Mais c’est sans doute cet âge pré-canonique qui lui a permis de voir s’effacer le pays où il est né, la France, pour se transformer en une contrée hostile, inhabitable, sotte et ravie d’elle-même.  Retracer la carte du premier et dynamiter les redoutes de la seconde constituent la double ambition de ce livre, où le rire cruel tient la dragée haute à la mélancolie.Que je sache, Didier Goux n’a pas de moto, mais il a un motto qu’il fait apparaître en bandeau sur son blogue,lien lequel blog je lis depuis... longtemps :
“ La vanité française consiste à se reprocher toutes les fautes, sauf la faute décisive : la paresse de penser. ”
Didier Goux revendique quelques défauts mais il n’est pas paresseux.

Didier Goux se définit comme “écrivain en bâtiment”. Au début je ne savais pas ce qu’il voulait dire ; c’est en lisant son Journal de blog lien(chaque mois depuis le début de sa publication) que j’ai fini par comprendre. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai lu mon premier (et sans doute dernier) Brigade Mondaine. Je n’ai pas regretté : c’était celui dont il avait décalqué l’intrigue sur celle d’un roman de Renaud Camus, que j’ai lu (c’était Loin, je crois) aussi dans la foulée ! Du beau travail d’artisan. Bon, les BM c’est fini et leur auteur n’a pas l’air de trop le regretter. Reste le rewriting alimentaire pour une presse très grand public. Et l’écriture quotidienne d’articles de blog et d’entrées dans son journal (plus intime). Ça en fait des signes, des mots, des lignes. Sans oublier, la lecture ; plus exactement : les lectures. Impressionnant. Ça c’était pour le quantitatif, facile. Pour le qualitatif, je pourrais dire, genre bas bleu :  vous me connaissez, si je lis ce qu’écrit Didier Goux depuis si longtemps, c’est parce que c’est écrit à la perfection. Ou genre groupie de base : une plume impeccable, érudite, ironique, inventive, évocatrice (mais il faudrait expliquer de quoi). Le mieux c’est d’aller voir vous-mêmes... ou pour les plus paresseux, de consulter les avis que j’ai mis en liens à la fin de cet article.

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[en vrac] oeufs de poisson du jour

 pièce d'artisan chocolatier scuplptée à la main dans la masse d'un chocolat 100% pur Venezuela. 150€
Diodinus chocolatus (c) La Mère de Famille
Cette année, le calendrier renchérit cruellement sur la crise économique en confondant Pâques avec 1er avril. Dilemme et manque à gagner dramatiques chez les chocolatiers qui ont du choisir entre l’oeuf et le poisson, se rabattre sur la cloche à écailles, ou  — pour les plus inventifs — créer une carpe-lapin en cacao (non illustrée car pas trouvée sur les internets comme on dit).

Les blogueurs que je lis ont plus souvent retenu le thème humoristique de la journée que le religieux. Voici les liens vers des articles qui m’ont réjoui ce matin (il se peut que je fasse des mises à jour avant minuit) :

[hommage] walter lewino, aka le noble vieillard facétieux (18 janvier 1924 - 18 janvier 2013)

en quatrième de couverture — Né à Paris d'un père anglais et d'une mère picarde, Walter Lewino est l'auteur d'une douzaine de romans savoureux et déroutants, dont L'Eclat et la Blancheur, Une femme par jour, et Fucking Fernand. Longtemps journaliste, il est aussi le créateur des célèbres Tests du Nouvel Observateur — S'agit-il de "Mémoires" ? Sans doute. Mais ces "Mémoires" sont bien drolatiques et peu conformes aux lois du genre. Walter Lewino y raconte d'un seul souffle - sans aucun point, donc en une seule phrase sa curieuse vie, son sinueux parcours. Et il a tout connu Lewino, des gens célèbres comme Vialatte, de Staël, Braque, Debord, Brancusi, Carmet, Topor, et d'autres qui le mériteraient tout autant : Jean-Marie le génie aux pierres, Augiéras l'apprenti chamane, Kurt l'illuminé helvète, Chochon le Juste, Hector le marquis rouge, Dorothée qui est née dans une prison à Munich et l'Abbé qui est mort dans celle d'Amiens. De la Royal Air Force pendant la dernière guerre à France Observateur pendant celle d'Algérie, de Londres sous les bombes à Paris sous les pavés, des débuts du tiercé à la folie des tests psychologiques et aux mafouilles du cinéma, il raconte, raconte un demi-siècle à vau-l'eau en un récit haletant, bidonnant et irrespectueux. On rit, on s'étonne, on s'attendrit, on partage des indignations et des enthousiasmes. On pense à Perec, bien sûr. Mais un Perc qui aimerait les chats comme Léautaud et les bistrots comme Blondin. Tout cela se déguste et, pour finir, un charme lancinant l'emporte.
Editions Bernard Grasset, mars 2001, 282 pages

 

“ [...] il savait que son génie serait reconnu après sa mort et je ne pouvais m'empêcher d'esquisser un sourire narquois, pardon, pardon mon père, c'est seulement après sa mort, après avoir fréquenté bon nombre d'artistes, que je comprendrai que cet espoir dans une gloire posthume est la grande consolation des méconnus, cela leur sert de béquilles face à l'incompréhension ambiante et justifie la poursuite d'une œuvre que personne ne semble apprécier, ai-je moi-même échappé au processus, pas sûr, et par exemple au moment où j'écris ces lignes, la vision de lecteurs enfin éclairés et de critiques battant leur coulpe pour m'avoir ignoré de mon vivant me console de mes insuccès passés et m'aide à poursuivre ce long récit hyperhypotaxique qui ne relève d'aucune mode présente, [...] ”

 in: Pardon, pardon mon père, récit, page 160

 

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[niguedouille] avis à mes chers commentateurs...

et supplique pour que mon hébergeur ne vire plus leurs commentaires... ou quand le mieux est l'ennemi du bien (souvent)

image via google images (mot clé antispam)

De mémoire de ce vieux blog (né fin 2004), je n'avais jamais constaté ça : seuls maintenant les commentaires courts — mais courts comment ? courts combien ? — passent sans encombre au travers des mailles resserrées de l'antispam installé par l'hébergeur. Les beaux commentaires longs, construits et détaillés comme je les aime sont rejetés sur des critères de taille non documentés et totalement irrespectueux (car ignorants, comment pourraient-ils savoir ?) de la valeur de leur contenu.

Les commentateurs ici sont peu nombreux, certes, mais leurs contributions font partie de ce blog : depuis le début, ils enrichissent le thème de l'article, le complètent, le détournent, l'illustrent... bref, ils sont indispensables ! Comme beaucoup de blogueurs, j'attends les notifications d'arrivée de commentaires dans ma messagerie avec impatience. Les lire et y répondre, c'est une récompense et un plaisir auquels je tiens beaucoup.

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[communiqué] ce blog a été mis en conformité...

extension à mon premier billet lien sur le droit de citation d'une œuvre d'art visuel
Carre
arts visuels — le droit de citation libre et gratuit n'existe pas (encore ?)

Je paie désormais des droits pour rétribuer, à leur auteur, la reproduction sur mon blog d'un nombre limité d’œuvres protégées (autorisation ADAGP n° 734759). Je rappelle que ce blog est absolument non commercial, non subventionné, non sponsorisé, et que le nombre de visites par mois est loin d'être excentrique (autour de 3000, dont pas mal de robots sans doute !).
Disons alors, que  je paie... pour voir !
— voir
, au sens propre. Je paie pour que vous voyiez, si vous voyez ce que je veux dire. Pour que vous voyiez des œuvres choisies par moi pour illustrer mes textes.
Je paie donc aussi pour les beaux yeux de verre des robots, mais ça c'est d'la poésie, non ?
— voir
, au sens prospectif. Voir, comment tout ça va tourner, évoluer. Il est encore permis d'espérer que la mission Lescurelien apportera des simplifications, ou au moins des éclaircissements dans une situation du droit d'auteur bien mal adaptée au numérique. D'ailleurs, la vraie cible des sociétés de gestion des droits des arts visuels (et des autres) est sans doute plus google images... que moi, qui accepte de tenir le rôle d'os à ronger en attendant mieux ! A suivre...

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[bilan] courrier de mes lecteurs

via google imagesCe matin je reçois le commentaire de Dreamerlien sur un billet posté il y a presque un an. Un gentil rappel à mes devoirs : j'avais promis une restitution des résultats de l'espèce d'enquête narcissique que j'avais eu le toupet de pondre :
— pourquoi ? quand ? comment ? lisez-vous le blogue de tilly ?
Evidemment je n'avais pas été tsunamisée sous les réponses (7), mais c'était pas une raison non plus pour les garder hypocritement (honteusement ? modestement ?) sous mon tapis de souris.
D’autant... qu’elles étaient chouettes ces réponses, gentilles, amusantes, pertinentes, voire impertinentes 

... que le système d’enquête google Drive est pas mal fichu du tout, et que la présentation résumée des résultats est plutôt classe (je donne le lienici, mais aussi des extraits dans la suite de ce billet)
... que 2012 se débine !
... que les relire un an plus tard est source de rigolade teintée de gratitude et d’émotion et que cela servira de bilan annuel tout prêt à poster ! alors... vive 2013 !

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[niguedouille] bon anniversaire, mon blog !

huit ans de bloguage... un peu plus de 650 notes ; beaucoup moins de commentaires qu'à la belle époque des blogs encore rares ; aujourd'hui la concurrence est rude avec les réseaux sociaux, facebook, twitter !
p'tain 8 ans !

 vendredi 10 décembre 2004 : comment je me suis mise à bloguer lien

“ Un coquetèle de plein d'envies et raisons diverses. Et surtout, cela faisait quelque temps que j'admirais les weblogueries d'amis très doués, en me disant qu'en plus ils avaient l'air de pas mal s'amuser ce faisant.

Ce premier blogue va me servir de bac à sable pour éprouver ma résistance à l'exercice. Déjà, je sais que je n'entrerai pas en compèt avec les grands blogueurs, et que publier 1 à 2 notules par semaine me semble être une ambition raisonnable pour le moment. A mardi donc, peut-être. ”

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[arts visuels] le droit de citation libre et gratuit n'existe pas (encore ?)

Carré (source Wikipédia, Kvadrato.svg.png) Tout à fait exceptionnellement, contrairement à une habitude de 8 ans d'âge sur ce blog, aucune image au format vignette ne vient illustrer le contenu du billet à gauche du texte, si ce n'est ce carré vide de droits (du moins je l'espère).

— Étonnant, non ?
— Ben non, justement.

Cette absence illustre parfaitement ce dont je veux parler, et que j'apprendrais peut-être à certains sauf à être l'unique niguedouille qui ne se doutait pas que : pour inclure sur un site ou dans un billet de blog, l'image d'une photo d'art, d'un tableau, ou d'une sculpture, sous droits, il faut 1) avoir l'autorisation de reproduction parce que ce n'est pas libre, nananère, et 2) payer un droit parce que ce n'est pas gratuit, cuicuicui.

Il ne faut surtout pas croire que le droit de citation libre et gratuit pour tous qui s'applique aux œuvres littéraires (avec quelques règles, mais il s'applique) vaut aussi pour les arts visuels : peinture, sculpture, architecture, photographie, multimédia...
Faux. Erreur. Et qui plus est... nul n'est censé ignorer la loi, bablabla.

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