131 notes dans la catégorie "Weblogs"

[en vrac] oeufs de poisson du jour

 pièce d'artisan chocolatier scuplptée à la main dans la masse d'un chocolat 100% pur Venezuela. 150€
Diodinus chocolatus (c) La Mère de Famille
Cette année, le calendrier renchérit cruellement sur la crise économique en confondant Pâques avec 1er avril. Dilemme et manque à gagner dramatiques chez les chocolatiers qui ont du choisir entre l’oeuf et le poisson, se rabattre sur la cloche à écailles, ou  — pour les plus inventifs — créer une carpe-lapin en cacao (non illustrée car pas trouvée sur les internets comme on dit).

Les blogueurs que je lis ont plus souvent retenu le thème humoristique de la journée que le religieux. Voici les liens vers des articles qui m’ont réjoui ce matin (il se peut que je fasse des mises à jour avant minuit) :

[hommage] walter lewino, aka le noble vieillard facétieux (18 janvier 1924 - 18 janvier 2013)

en quatrième de couverture — Né à Paris d'un père anglais et d'une mère picarde, Walter Lewino est l'auteur d'une douzaine de romans savoureux et déroutants, dont L'Eclat et la Blancheur, Une femme par jour, et Fucking Fernand. Longtemps journaliste, il est aussi le créateur des célèbres Tests du Nouvel Observateur — S'agit-il de "Mémoires" ? Sans doute. Mais ces "Mémoires" sont bien drolatiques et peu conformes aux lois du genre. Walter Lewino y raconte d'un seul souffle - sans aucun point, donc en une seule phrase sa curieuse vie, son sinueux parcours. Et il a tout connu Lewino, des gens célèbres comme Vialatte, de Staël, Braque, Debord, Brancusi, Carmet, Topor, et d'autres qui le mériteraient tout autant : Jean-Marie le génie aux pierres, Augiéras l'apprenti chamane, Kurt l'illuminé helvète, Chochon le Juste, Hector le marquis rouge, Dorothée qui est née dans une prison à Munich et l'Abbé qui est mort dans celle d'Amiens. De la Royal Air Force pendant la dernière guerre à France Observateur pendant celle d'Algérie, de Londres sous les bombes à Paris sous les pavés, des débuts du tiercé à la folie des tests psychologiques et aux mafouilles du cinéma, il raconte, raconte un demi-siècle à vau-l'eau en un récit haletant, bidonnant et irrespectueux. On rit, on s'étonne, on s'attendrit, on partage des indignations et des enthousiasmes. On pense à Perec, bien sûr. Mais un Perc qui aimerait les chats comme Léautaud et les bistrots comme Blondin. Tout cela se déguste et, pour finir, un charme lancinant l'emporte.
Editions Bernard Grasset, mars 2001, 282 pages

 

“ [...] il savait que son génie serait reconnu après sa mort et je ne pouvais m'empêcher d'esquisser un sourire narquois, pardon, pardon mon père, c'est seulement après sa mort, après avoir fréquenté bon nombre d'artistes, que je comprendrai que cet espoir dans une gloire posthume est la grande consolation des méconnus, cela leur sert de béquilles face à l'incompréhension ambiante et justifie la poursuite d'une œuvre que personne ne semble apprécier, ai-je moi-même échappé au processus, pas sûr, et par exemple au moment où j'écris ces lignes, la vision de lecteurs enfin éclairés et de critiques battant leur coulpe pour m'avoir ignoré de mon vivant me console de mes insuccès passés et m'aide à poursuivre ce long récit hyperhypotaxique qui ne relève d'aucune mode présente, [...] ”

 in: Pardon, pardon mon père, récit, page 160

 

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[niguedouille] avis à mes chers commentateurs...

et supplique pour que mon hébergeur ne vire plus leurs commentaires... ou quand le mieux est l'ennemi du bien (souvent)

image via google images (mot clé antispam)

De mémoire de ce vieux blog (né fin 2004), je n'avais jamais constaté ça : seuls maintenant les commentaires courts — mais courts comment ? courts combien ? — passent sans encombre au travers des mailles resserrées de l'antispam installé par l'hébergeur. Les beaux commentaires longs, construits et détaillés comme je les aime sont rejetés sur des critères de taille non documentés et totalement irrespectueux (car ignorants, comment pourraient-ils savoir ?) de la valeur de leur contenu.

Les commentateurs ici sont peu nombreux, certes, mais leurs contributions font partie de ce blog : depuis le début, ils enrichissent le thème de l'article, le complètent, le détournent, l'illustrent... bref, ils sont indispensables ! Comme beaucoup de blogueurs, j'attends les notifications d'arrivée de commentaires dans ma messagerie avec impatience. Les lire et y répondre, c'est une récompense et un plaisir auquels je tiens beaucoup.

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[communiqué] ce blog a été mis en conformité...

extension à mon premier billet lien sur le droit de citation d'une œuvre d'art visuel
Carre
arts visuels — le droit de citation libre et gratuit n'existe pas (encore ?)

Je paie désormais des droits pour rétribuer, à leur auteur, la reproduction sur mon blog d'un nombre limité d’œuvres protégées (autorisation ADAGP n° 734759). Je rappelle que ce blog est absolument non commercial, non subventionné, non sponsorisé, et que le nombre de visites par mois est loin d'être excentrique (autour de 3000, dont pas mal de robots sans doute !).
Disons alors, que  je paie... pour voir !
— voir
, au sens propre. Je paie pour que vous voyiez, si vous voyez ce que je veux dire. Pour que vous voyiez des œuvres choisies par moi pour illustrer mes textes.
Je paie donc aussi pour les beaux yeux de verre des robots, mais ça c'est d'la poésie, non ?
— voir
, au sens prospectif. Voir, comment tout ça va tourner, évoluer. Il est encore permis d'espérer que la mission Lescurelien apportera des simplifications, ou au moins des éclaircissements dans une situation du droit d'auteur bien mal adaptée au numérique. D'ailleurs, la vraie cible des sociétés de gestion des droits des arts visuels (et des autres) est sans doute plus google images... que moi, qui accepte de tenir le rôle d'os à ronger en attendant mieux ! A suivre...

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[bilan] courrier de mes lecteurs

via google imagesCe matin je reçois le commentaire de Dreamerlien sur un billet posté il y a presque un an. Un gentil rappel à mes devoirs : j'avais promis une restitution des résultats de l'espèce d'enquête narcissique que j'avais eu le toupet de pondre :
— pourquoi ? quand ? comment ? lisez-vous le blogue de tilly ?
Evidemment je n'avais pas été tsunamisée sous les réponses (7), mais c'était pas une raison non plus pour les garder hypocritement (honteusement ? modestement ?) sous mon tapis de souris.
D’autant... qu’elles étaient chouettes ces réponses, gentilles, amusantes, pertinentes, voire impertinentes 

... que le système d’enquête google Drive est pas mal fichu du tout, et que la présentation résumée des résultats est plutôt classe (je donne le lienici, mais aussi des extraits dans la suite de ce billet)
... que 2012 se débine !
... que les relire un an plus tard est source de rigolade teintée de gratitude et d’émotion et que cela servira de bilan annuel tout prêt à poster ! alors... vive 2013 !

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[niguedouille] bon anniversaire, mon blog !

huit ans de bloguage... un peu plus de 650 notes ; beaucoup moins de commentaires qu'à la belle époque des blogs encore rares ; aujourd'hui la concurrence est rude avec les réseaux sociaux, facebook, twitter !
p'tain 8 ans !

 vendredi 10 décembre 2004 : comment je me suis mise à bloguer lien

“ Un coquetèle de plein d'envies et raisons diverses. Et surtout, cela faisait quelque temps que j'admirais les weblogueries d'amis très doués, en me disant qu'en plus ils avaient l'air de pas mal s'amuser ce faisant.

Ce premier blogue va me servir de bac à sable pour éprouver ma résistance à l'exercice. Déjà, je sais que je n'entrerai pas en compèt avec les grands blogueurs, et que publier 1 à 2 notules par semaine me semble être une ambition raisonnable pour le moment. A mardi donc, peut-être. ”

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[arts visuels] le droit de citation libre et gratuit n'existe pas (encore ?)

Carré (source Wikipédia, Kvadrato.svg.png) Tout à fait exceptionnellement, contrairement à une habitude de 8 ans d'âge sur ce blog, aucune image au format vignette ne vient illustrer le contenu du billet à gauche du texte, si ce n'est ce carré vide de droits (du moins je l'espère).

— Étonnant, non ?
— Ben non, justement.

Cette absence illustre parfaitement ce dont je veux parler, et que j'apprendrais peut-être à certains sauf à être l'unique niguedouille qui ne se doutait pas que : pour inclure sur un site ou dans un billet de blog, l'image d'une photo d'art, d'un tableau, ou d'une sculpture, sous droits, il faut 1) avoir l'autorisation de reproduction parce que ce n'est pas libre, nananère, et 2) payer un droit parce que ce n'est pas gratuit, cuicuicui.

Il ne faut surtout pas croire que le droit de citation libre et gratuit pour tous qui s'applique aux œuvres littéraires (avec quelques règles, mais il s'applique) vaut aussi pour les arts visuels : peinture, sculpture, architecture, photographie, multimédia...
Faux. Erreur. Et qui plus est... nul n'est censé ignorer la loi, bablabla.

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[balade] photo pour les nuls avec mao...

ce matin, au parc montsouris

j'ai suivi MaO de Paris,lien amie blogueuse et photographe, pour l'une de ses Photo Balades lien régulièrement proposées sur le site de La Photo Pour Les Nuls lien

cliquer sur le montage pour agrandir — de gauche à droite et de haut en bas : 1/ feuillage mouillé, utilisation de la fonction macro — 2/ ronds dans l'eau sur l'étang — 3/ enfance, le nain porte quoi ?  — 4/ feuilles jaunes assises sur le banc vert et perspective
Photo Balade au Parc Montsouris — thèmes imposés : feuilles (objet), rond (forme), enfance (sujet), macro (technique) — apn : Canon PowerShot S90

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[citation] et si c'était pour ça ?

Sheep - from Lamb to Loom — peintures, expositions et album de Kate Lynch : www.katelynch.co.uk

“ C'est d'ailleurs le danger de ces époques de dictature idéologique molle telle que nous en vivons une actuellement : on finirait par ne plus lire et aimer les gens que pour la seule raison que les enragés du bien, les progressistes tous terrains les tiennent en haute suspicion – ce qui représenterait tout de même une forme de régression intellectuelle assez préoccupante, revenant au fond à calquer son attitude sur celle de l'adversaire afin de se mettre à son niveau de démence idéologique. ”


— si c'était pour ça, que quoi ?
— euh, rien... mais je trouve
  cette sombre réflexionlien moins cynique qu'il y parait, passablement inquiétante, et surtout bien tapée et accordée à mon humeur du jour.
That's All, Folks!

ps - sinon, l'illustration n'a qu'un rapport lointain avec le sujet (mais elle a), je m'en excuse auprès de ma talentueuse amie Kate Lynch,lien artiste peintre.


[e-lu] enjoy, premier roman de solange bied-charreton

chez Stock, 240 pages, janvier 2012 - Enjoy est une peinture de la « Génération Y », la net generation, jamais loin de ses écrans de contrôle, mais qui le perd, sincère à défaut d’être cynique, en proie au désoeuvrement dans l’enfer du voyeurisme — Charles Valérien est un jeune homme d’aujourd’hui. Il a hérité à vingt-quatre ans l’appartement de sa marraine à Passy. A décroché son premier emploi. S’est acheté des meubles sur Internet. S’est filmé en train de poser son parquet. Un beau début dans la vie, une vie qui n’a cependant de valeur que dans le virtuel. Pour lui comme pour ceux qu’il fréquente, c’est sur ShowYou, le réseau social le plus fréquenté au monde, qu’on s’exprime, qu’on existe et qu’on se montre sous son meilleur jour. Mieux, qu’on gagne le respect de ses supérieurs hiérarchiques.  Il rencontre au même moment Anne-Laure, dite « Al », étudiante à la Sorbonne, et les membres farfelus de son groupe de rock. Aucun d’entre eux ne possède de compte utilisateur sur ShowYou. Un monde existerait donc, en dehors d’Internet. C’est de ce monde, en plus d’Anne-Laure, dont le narrateur tombe amoureux.  Un danseur androgyne, une blogueuse en colère, une vieille dame asociale et un écrivain obèse, miroir déformé du jeune homme dans sa solitude, animent également cette fable contemporaine où le divertissement à tout prix n’a pas raison de l’ennui, où celui qui assiste à la vie des autres ne domine pas forcément la sienne, où l’ennemi n’est pas celui qu’on croit.Solange Bied-Charreton ? D’abord j’avais pas fait le rapprochement, shame on me!
Moi je connaissais Albertine, punk à diplôme (sic), dont le blog que j’aimais, abandonné, a fini mangé par les petits cochons chinois  !
Disparue encore, Albertine ?
Et puis l’autre jour dans le Nouvel Obs, une colonne entière dans la rubrique Livres, sa photo : Tilt ! mes neurones se sont reconnectés.
Stello, Albertine, Solange, joie ! Clic : Enjoy.ePub récupéré illico, dévoré subito.

Solange. Il faut dire que quatre années, l’écriture d’un premier bouquin, sa publication chez un grand éditeur, ça vous change évidemment. En 2008 j’avais brièvement mais agréablement croisé dans la vraie vie un gentil sosie d’Amy Whinehouse en jeune fille rangée et débarbouillée, et là sur le bandeau libraire, à 29 ans, c’est une belle femme brune au regard ibérique et fier, toujours sans fards, intimidante de gravité.

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