40 notes dans la catégorie "Theatre"

[bon plan] blogueuse, comédie

Blogueuse, à l'affiche de la Manufacture des Abesses, jusqu'au 29 décembre, du dimanche au mercredi à 21 heures Au cinéma, j'y vais seule sans hésitation.
Au restaurant, ça m'arrive.
Au théâtre, jamais encore.
J'étais curieuse de (et un peu honteuse de vouloir) voir Blogueuse, alors j'ai demandé à Audrey-Fille de m'accompagner à la Manufacture des Abbesses.
Bon plan : elle a aimé le spectacle, moi aussi globalement, pour des raisons qui ne sont pas toutes les mêmes.
D'abord, le quartier qui est charmant : une spectaculaire remontée des abysses du métro Abbesses, et on se retrouve au milieu d'un mini marché de Noël rendu presque sympathique et chaleureux à cause du froid vif - authentique, lui. A deux pas, rue Véron, le petit théâtre est tout neuf, pimpant, confortable.

Blogueuse est un spectacle vivant d'un genre nouveau : du web 2.0 incarné, animé, et en 3D !

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[pêle-mêle] le style de l'écrivain, l'émotion du lecteur

dans ce billet il sera question de : Louis-Ferdinand Céline, Marc-Henri Lamande, Ludovic Longelin, Marc-Edouard Nabe, Michel Houellebecq, Antonin Artaud, François Villon, Jean-Louis Barrault, René Descartes, Anatole France, Théophraste Renaudot, Virginie Despentes, David Rochefort, Robert Le Vigan

image ramassée sur google Au Lucernaire, Marc-Henri Lamande donne encore quelques représentations de  Dieu, qu'ils étaient lourds...! spectacle de Ludovic Longelin où l'acteur incarne Céline enregistrant un entretien radiophonique dans les années 50.
J'y étais hier soir. La minuscule salle Paradis (son nom !) tout en haut sous les combles était archi-pleine.
Dépêchez-vous d'y aller, réservez !

Encore sous le coup de la force et de l'intelligence du spectacle que j'ai vu hier, j'ai cherché et retrouvé tout à l'heure la vidéo INA de l'entretien de l'écrivain chez lui à Meudon avec Louis Pauwels, pour la télévision cette fois, en 1961.

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[souvenirs] pierre etaix et la petite fille du cirque medrano

Charlie Rivel, grand clown catalan (23 avril 1896 - 26 juillet 1983)souvenir n°1 (le souvenir de Pierre Etaix)
[ ci-dessous la retranscription partielle du podcast de l’émission Nonobstant sur France Inter, mardi 8 juin : Pierre Etaix est l’invité d’Yves Calvi.
A 35 mn environ, Calvi interroge Pierre Etaix sur la peur du clown qu’ont souvent les enfants ]

Pour Etaix : ...c’est qu’ils ont dû voir de mauvais clowns, c’est pas possible autrement...
Moi j’ai vu Charlie Rivel à Medrano, je me souviendrai ça toute ma vie.

Y’avait une petite fille au premier rang qui sur son entrée, lorsqu’elle l’a vu avec son maquillage et sa chaise, et qu’on annonçait les clowns : “Voici le Clown Charlie Rivel”, alors j’ai vu qu’elle tremblait déjà.

Parce que probablement elle avait dû avoir une image du clown qui l’avait effrayée antérieurement...

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[lu,vu] pour oublier les crabes et les vautours

Pierre Desproges, "Le doute m'habite" textes choisis et interprétés par Chritian Gonon, sociétaire de la Comédie-Française, édité par Le Seuil, collection Points, 3 euros - spectacle au Vieux-Colombier, jusqu'au 19 mai 2010Pour oublier le sien il en mangeait, du crabe.

Pour oublier les vautours - dont les footballeurs, les coiffeurs et les chauffeurs de taxi - il disait des choses légères à la radio et buvait du château-figeac 71, son saint-émilion préféré.

" J'en vois d'ici qui sourient. C'est qu'ils ne savent pas reconnaître l'authentique désespérance qui se cache sous les pirouettes verbales. Vous connaissez de vraies bonnes raisons de rire, vous ? Vous ne voyez donc pas ce qui se passe autour de vous ? Si encore la plus petite lueur d'espoir nous était offerte ! "

www.desproges.fr


[agenda] festival radicalement indescriptible de clowns

le FRIC c'est bientôt... demain, le FRIC...

l'affiche du FRIC, cliquer dessus pour l'agrandir du 22 au 29 mai
des stages, des spectacles et des expositions (photos, dessins, etc.) à Orléans et La Chapelle-Saint-Mesmin, Loiret

le mercredi 26 mai à  20 heures
une soirée spéciale au cinéma Les Carmes à Orléans

en première partie la pièce Sur le quai, suivie du film Rumba

le samedi 29 mai à La Chapelle-Saint-Mesmin
une journée de rires, d'enthousiasme, de poésie, avec un grand rendez-vous de clowns de toutes origines et de tous styles

si comme moi vous aimez le FRIC, une seule chose à faire : venez, participez, et aidez le FRIC !


[fan de] darshan, fantasia bartabesque

Darshan, spectacle équestre de Bartabas au Théâtre Zingaro (Aubervilliers), jusqu'en juin 2010

Ombres

Le théâtre d'ombres est un art totalement tombé en désuétude depuis fort longtemps, chez nous.
Bartabas le réinvente en faisant de son légendaire cirque en bois, une gigantesque lanterne magique.
Le dispositif scénique est totalement original : il met les spectateurs au centre de la piste, sur un carrousel conique qui tourne très doucement pendant tout le spectacle.
Darshan, qui signifie Vision du Divin en hindi, c'est un manège d'images vivantes, stupéfiantes de force et de poésie.

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[extrait, nabe] 27 décembre 1999, disparition de l'acteur Pierre Clémenti

Il a été mon acteur français préféré des années 70-80, et je l'avais oublié... Dans son roman Alain Zannini, Marc-Edouard Nabe lui rend magnifiquement hommage. Il est mort à l'âge de 57 ans, il y a dix ans, exactement.

wikipedia : artiste d'un talent remarquable et prestigieux, Pierre Clémenti refusa une carrière commerciale et une gloire facile auxquelles son physique de jeune premier le destinait. Il suscita l'admiration par ses choix audacieux et son jeu intense et restera une des figures les plus marquantes du cinéma moderne des années 1960-70. " C'était un grand acteur maigre et magnifiquement autodétruit, avec une grâce folle. Jamais vous n'aviez touché des mains d'homme d'une telle douceur. Quand on se voyait, je les lui prenais dans les miennes, rien que pour essayer de le croire ! Pierre avait tourné avec Visconti, Bunuel, Bertolucci, Garrel l'a glissé dans le lit de la Vierge (où il jouait... Jéus) ! Le cannibale golgothant sur l'Etna dans la Porcherie de Pasolini, c'est lui ! Pierre voulait jouer le personnage d'un de mes contes (un type sur la paille qui vend ses organes un à un pour rembourser ses dettes), mais moi, je lui disais qu'il valait mieux qu'il incarne le Chevalier à la Triste Sainte Face. Pierre était le seul Don Quichotte crédible valable, splendide. Les cheveux, le regard, la bouche, la voix. Il suffisait qu'un cinéaste lui trouve une Rossinante, un Sancho Pança, trois moulins à vent et puis, c'était bon... Ah ! Pierrot ! Toujours entre deux titubements, toujours plus beau, toujours plus élégant... Un jour, avec Gérard, son toubib, on l'a ramené à l'aube rue Amélie, la petite rue où Denoël avait ses locaux dans les années trente, et où Céline avait publié son Voyage. Voyageur de nuit au bout de la rue Amélie, Pierre a disparu en zigzaguant. Et il est mort, vous ne devinerez jamais quand...

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[vécu] à l'âge du marivaudage

Il est midi trente. Un groupe de lycéens animés, garçons et filles, envahit le bus 95 à la sortie de classe.

film multicésarisé réalisé par Abdellatif Kechiche en 2004 - Le titre provient d'une réplique de Arlequin dans Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux, à l'acte III, scène 6 - cliquer sur l'image pour l'agrandir Cela rappelle l'ambiance de l'Esquive, le film...
D'autant qu'ils discutent fébrilement de l'intrigue et des caractères du Jeu qu'ils viennent de lire avec la prof en cours de français !
A part une des filles que cela saoûle et qui boude, les commentaires fusent, plutôt pertinents, je trouve.
Dommage que la prof ne soit pas avec eux dans le bus, elle serait fière de son boulot et de ses élèves.
Je l'imagine partant déjeuner de son côté, fatiguée et un peu désabusée, n'ayant pas réussi croit-elle, à intéresser sa classe au réveil de la conscience sociale au XVIII ème siècle, vu à travers la critique des rapports maîtres-valets et de l'ordre établi, dans le théâtre de Marivaux !

- c'est comment son nom déjà, au père de Silvia et Mario ?
- A-RA-GON !
- ...