99 notes dans la catégorie "Nabe"

[communiqué] l'expo nabe à aix : encore 15 jours

Le 27 juin dernier, C., un ami aixois passant devant une galerie où se prépare une exposition (Cours Mirabeau, 1 place Forbin), entre et discute avec l'artiste... :
— vous ne seriez pas  Marc-Edouard Nabe ?
— oui, comment me connaissez-vous ?
c'est Tilly... qui parle souvent de vous
— ah , mais oui, Tilly la parisienne, je la connais !
Et voilà comment C. et mon amie mamz'elle ont été invités au vernissage du 29 juin !
Quinze jours plus tard, bilan à mi parcours, fait par l'équipe qui entoure le Patron, entrepreneur de l'antiédition, écrivain, et peintre :

Nabe peignant le panneau coup de poing : "TOUT PARIS SE FOUT DE VOTRE GUEULE BANDE DE PLOUCS - NABE EXPOSE A AIX ET VOUS NE LE SAVEZ MEME PAS !  - COURS MIRABEAU, 1 PLACE FORBIN - DU 1ER AU  31 JUILLET -  CATALOGUE EN LIGNE : MARCEDOURADNABE.COM
photo (c) Constant
" Tous les jours, une dizaine de jeunes gens d’une vingtaine d’années aident Marc-Edouard Nabe à rendre vivant le lieu comme aucune galerie ne l’a jamais été. Ils sont là en permanence, accueillant les visiteurs de tous les coins de France et d’ailleurs : des Slovaques, Roumains, Italiens, Polonais, Chinois, curieux, passionnés, connaisseurs, jeunes, vieux, riches et désargentés, passant là par hasard ou venant volontairement de loin, tout ce monde se côtoie de l'ouverture à 10h jusqu'à la fermeture… à pas d'heure dans la nuit…
Une telle effusion vitale méritait un témoignage des évènements qui s'y déroulent !
C'est chose faite avec le livetweet de Samantha !

34 tableaux ont été vendus à ce jour, dont le portrait de Jimi Hendrix servant d’affiche pour l’exposition. Il est désormais à Modène ! Plusieurs lecteurs sont venus pour la circonstance, traversant la France pour visiter l’exposition et acquérir une œuvre ; ils sont autant que ceux qui ont choisi d'acheter en ligne. Qu’ils en soient tous remerciés !
C’est donc bien parti, mais les fonds nécessaires à la fabrication et au lancement du prochain livre (qui s’annonce énorme) ne sont pas encore réunis. Nabiens, encore un effort ! Il reste des Marquis de Sade…
Le catalogue en ligne continue bien sûr.

L'équipe marcedouardnabe.com "


[extrait] gustave-henri (puis, abd el karim) jossot, par marc-edouard nabe

In: Nabe’s dream, Journal intime, tome premier (Juin 1983-Février 1985), pages 386-388
Éditions du Rocher, mai 1991, (c) Marc-Edouard Nabe lien

http://ita.anarchopedia.org/File:Jossotabdulkarim.jpg
Abdul Karim Jossot, 1913

Mercredi 25 avril 1984. — [...]

J[']attends [Hélène] dans une librairie où je trouve une revue d'"art mineur" consacrée à Jossot !
Jossot ! J’ai failli pleurer ! C’est toute mon enfance qui me revient dans la gorge à ces deux syllabes rouges et noires ! Aujourd’hui, à deux mille kilomètres de mes quinze ans, je suis bien loin de Jossot et pourtant en feuilletant ce très bien fait catalogue, je constate que mon cœur est bien à la même place. Je garderai j’ai l’impression pour toujours cette couleur anar, j’aurai toute ma vie et pour mon grand bonheur les doigts encore bien gras de ce beurre dont l’assiette fut mon auréole. Revoir ces dessins qui m’étaient sortis de l’œil m’a remué, comme un alcool. Je ne connais personne qui puisse regarder ça comme autre chose que des vieilleries libertaires, dépassées, puériles, grossières et en effet ! Un dessin de Jossot au milieu des jeunots cools en walkman du socialisme d’aujourd’hui est en effet plus anachronique qu’une Ferrari au Moyen-Age !...

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[nabe, extrait] frédéric aristidès, dit fred (5 mars 1931 — 2 avril 2013)

“ Un enfant qui n’adore pas Fred n’est pas un enfant. Moi c’était mon idole quand j’avais douze ans : j’en rêvais la nuit...”
Dans son journal intime, premier tome, au 26 mars 1984 (Nabe’s dream,lien page 343) , Marc-Edouard Nabe raconte une rencontre avec Fred et Gébé (Marcel Zanini est là aussi). Double portrait de deux pères de l'écrivain, aujourd'hui disparus :

"Fred fait partie des géants de la bande dessinée et a influencé toute une génération d'auteurs. Dans chacune de ses oeuvres – de Philémon au Petit cirque – l'auteur accomplit un numéro de funambule dans lequel le génie de Fred éblouit. Son langage résolument novateur, son invention permanente, son imagination foisonnante ont ouvert une nouvelle voie à la bande dessinée. " (c)  Dargaud/Rita Scaglia www.dargaud.com

“ Fred et Gébé ! Comme dans un rêve de fumée ! Nous tombons dans les bras ! Fred et Gébé ! Eux-mêmes ne s’étaient pas revus depuis des années et des années ! Retrouvailles à quatre voix ! C’est toute mon enfance que voilà...  Fred et sa moustache, Gébé et son sourire : deux visages de petits pères de bonté. On dirait deux gosses parisiens. Nos cœurs pleins trinquent. Nous nous félicitons qu’aucun de nous quatre n’ait changé. Le toast est porté à Immortalité (pauvre Reiser) ! Fred me parle de son dernier Philémon : Don Quichotte de l’Atlantique (pas de la Manche). Les Mille et Une Nuits, Ovide, Cervantès, Homère : voilà les sources de Fred. Il ne faut pas s’étonner qu’il soit alors le meilleur dessinateur de bande dessinée. Un enfant qui n’adore pas Fred n’est pas un enfant. Moi, c’était mon idole quand j’avais douze ans : j’en rêvais la nuit... ”

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[relu] visage de turc en pleurs, récit de marc-edouard nabe

en quatirème de couverture : «C'est un voyage. C'est une hallucination. Ce sont des racines retrouvées et aussitôt dissoutes. Ce sont des mosquées à la place d'usines, et des danses au lieu de minarets. Bref, c'est Constantinople, Istanbul, le Bosphore, ou plutôt l'invraisemblable capitale de l'arabesque. Bonne occasion pour Nabe d'écrire, à la derviche, ce qui existe de musique sous les apparences. Eh oui, le langage tourne ! Il est fait pour ça.» Philippe Sollers.
édition Gallimard épuisée, 225 pages, 1992 © Marc-Édouard Nabe

Est-ce un vrai ou un faux souvenir : j'entends encore Marcel Zanini lien me dire un soir de concert au Petit Journal Saint-Michel que parmi les livres de son fils celui-ci est un de ses préférés... Moi, pareil.

Amoureux inconditionnels d'Istanbul, attention : ceci n'est pas, mais pas du tout, un guide pour visite touristique... C'est un récit de voyage décalé, sublimé, mais pas idéalisé. On s'y promène avec l'auteur en barque sur le Bosphore, on visite les mosquées, les cimetières, Topkapi, Dolmabahçe, on va au hammam, au bazar, au Café Loti.... oui, c'est vrai, mais à la manière Nabe ! Il n'y a pas de photos, mais beaucoup mieux : quelques lettrines etquatre dessins à la plume “ fantaisistement orientaux ” que Nabe a réalisés spécialement pour illustrer lui-même son texte.

D’un séjour qu'il rêvait comme un retour à des sources familiales gréco-turques et qui s'avèrera somme toute ordinaire et finalement décevant, Nabe tire la narration de déambulations et de rencontres barjes et flamboyantes. Turquissimes. Ça fait penser à Rome et Venise fantasmées et cinématographiées par Fellini. Des outrances drolatiques, des scènes de genre, baroques et improbables, même et surtout quand elles sont la transposition littéraire du vécu.

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[jazz] rose loukoum, trop beau pour être vrai...

<)) Marcel Zanini - Rose loukoum (feat. Sam Woodyard)

“ Tout en douceur. Jolie intro de Zanini (tcl) dans le grave de la clarinette. Exposé du thème par un Claude Gousset (tb) très inspiré. Très bon solo de Marc Hemmeler (p). “ In: livret de l'album Saint-Germain (Patchwork), 2005, Frémeauxlien

page 17 : "Nous traversons la ville. Sans râler, le taksi se fraie un chemin dans l'embouiteillage. Il passe sous l'Aqueduc et rejoint le pont Atatürk, le second pont de la Corne d'Or. Je sens que le soleil incline à se coucher. La lumière cherche le crépuscule des yeux. Ca ne rend pas Istanbul moins terne. Hirondelles et klaksons nous accompagnent." Une rêverie orientale en amène une autre... et c'est : Trop beau pour être vrai, composition récente de Marcel qui ne figure sur aucun enregistrement, mais qu'il interprète avec ses musiciens à chacun de ses concerts mensuels au Petit Journal Saint-Michel.

Retrouver la Corne d'Or / Naviguer sur le Bosphore / Et chanter, chanter.../
Laissez-moi, je suis bien / Je n'ai besoin de rien / Oh ! Oui, je dors / Je veux rêver encore /.../
When I found where I was born / Very near the Golden Horn / Makes me feel reborn /
It's too good to be true / I'm traveling with you /
Oh ! Yes, too good to be true

en illustration : dessin de Nabe pour Visage de Turc en pleurs, 1992 pour la collection L'Infini chez Gallimard, (c) Marc-Edouard Nabe

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[nabe, extrait] hommage littéraire au peintre gen paul (1895-1975), expressionniste français

affiche de l'exposition Gen Paul à la Galerie Roussard, novembre 2012 - cliquer sur l'image pour agrandirAprès avoir vu l'exposition Soutine à l'Orangerie,lien puis carroté (au sens non argotique) dans le Journal intime de Marc-Edouard Nabe, j'ai forcément eu envie de voir l'exposition Gen Paul lien qui se tient au même moment à la Galerie Roussard.

Ce qui fait exceptionnellement 3 articles de blog pour une semaine d'exception !

En 1986, un an après Au Régal des vermines,lien Marc-Edouard Nabe (28 ans) livrait Zigzags (aujourd'hui épuisé) :
“ volume entièrement voué à l'enthousiasme ravageur [qui] prouve que loin des pédants, des aigris et des incapables, l'art reste vivant à mort. ”

 Dans ce recueil d'essais, de nouvelles, d'articles de revues imaginaires, de poèmes en prose (les termes sont de l'auteur), dont j'ai déjà donné des extraits ici, il y a le portrait shakespearien d'Eugène Paul, dit Gen Paul, dit encore, Gégène :

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[nabe, extraits] soutine à l'orangerie, nabe à chartres, jean-édern hallier en zombie soutinien

Chaïm Soutine (1893-1943), l'ordre du chaos — Cette rétrospective est organisée à partir de vingt-deux tableaux de Soutine conservés par le musée de l'Orangerie. Ceux-ci avaient été réunis par le marchand Paul Guillaume qui, découvrant en 1922 ces "portraits où la mesure et la démence luttent et s’équilibrent", fit connaître un artiste à la puissance expressionniste et à la palette ardente uniques dans le Paris de l'entre-deux-guerres. Au-delà de la légende du peintre tourmenté, qui finit par occulter un oeuvre exacerbé, hors normes, l'influence que Soutine eut sur les artistes de la fin du XXe siècle nécessite un nouveau regard sur un peintre totalement original, difficile à appréhender, encore incompris en France. L'exposition réunira les oeuvres de Soutine passées entre les mains de Paul Guillaume et des oeuvres d'autres artistes. Elle se déroulera à la fois chronologiquement et thématiquement, en référence à la pratique par Soutine des séries.
Chaïm Soutine, Le Garçon d'étage, 1927 — (c) Adagp, Paris 2013

Je l'avais déjà fait pour Odilon Redon lien...
En revenant de l'expo Chaïm Soutine, l'ordre du chaos, à l'Orangerie lien  j'ai replongé dans le Journal intime de Marc-Edouard Nabe. lien

Pioches miraculeuses dans les index, la pêche aux citations est facile et presque trop fructueuse, puisque Soutine est l'un des peintres préférés, follement admiré, de l'écrivainpeintre. Depuis l'adolescence Nabe a profité de toutes les occasions de voir et revoir les toiles du prodigieux russe mal léché, et d'écrire chaque fois son enthousiasme pour celui qui a fait dit-il “ la peinture la plus humaine et la moins humaniste du [XXè] siècle ”.

Arrivé à Paris en 1970, Nabe n'avait que 12 ans et ne tenait pas encore son Journal. Pourtant dans l'introduction du premier volume – Nabe's Dream (juin 1983 - février 1985)  – quand il survole son enfance, il se souvient de la première rétrospective Soutine de 1973, et note  :

“ Entre les groupes de bœufs écorchés par Soutine, dont la rétrospective à l'Orangerie me crucifia un dimanche parmi tant d'autres, et quelques Klee qui m'ouvrirent en grand la cage thoracique, je découvre deux subversions complémentaires : Charlie Hebdo et le free jazz. ”

Plus tard il revoit avec Hélène la vingtaine de toiles de Soutine installées à l'Orangerie. Il relate cette visite dans le journal à la date du jeudi 29 novembre 1984 :

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[liens] internet réveille les morts...

45 tours Discazur — face B (2'47) : Sale temps pour les oignons (Giner, Lutinier) — face A (3'10) : After you've gone (Creamer - Laylon), R. Giner (Vibra), J. Gautier (Drums), J.-L. Rassinfosse (Basse) — non daté, dédicace du 12 avril 1979 à Super BesseDepuis quelques jours, des recherches "rene giner" dans google amènent des visites sur la page de l'article que j'ai écrit ici le 7 septembre.lien
En même temps je reçois par la poste un vinyle commandé sur internet : Sale temps pour les oignons, paroles de Jacques Lutiinier, musique de René Giner (je n'ai pas de platine pour l'écouter ; je le tiens à la disposition de tout ami de René Giner qui m'en fera la demande par mail).

Sur la pochette, la dédicace d'un gentil fantôme barbu qui m'envoie des bises depuis l'au-delà.

De son côté, le site des lecteurs de Marc-Edouard Nabe lien a reproduit le texte d'une lettre tout juste reçue d'un ami de René Giner qui a lu mon billet sur le musicien disparu et le beau texte que l'écrivain lui avait consacré dans son journal intime en 1987. J'apprends ainsi que René Giner est né à Béziers en 1932 (je laisse exprès les ?? dans le titre de mon billet du 7 septembre), et que René Giner était le pseudo de René Ginestera.

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[nabe, extrait] rené giner (19?? - 2012), tombeau pour un jazzman méconnu

... cet ogre sentimental qui pleurnichait en rigolant et ne rigolait jamais sans pleurnicher ... Néné aurait swingué sur une boîte de petits pois ...

Rene Giner, batteur d'orchestre de bal, Montpellier 1966 (google images)— Il est mort Néné ?
— Oui, il y a deux trois mois à peu près, c'est par sa femme que j'ai appris...
— On savait pas. Il avait quel âge, 70, 75 ?
— Ah, mais on pensait même pas qu'il irait jusque là... tout ce qu'il buvait... dans quel état... quand il dormait torse nu en hiver sur des cartons dans la rue... il faisait la manche... c'est comme ça qu'il voulait vivre, Néné...

J'étais là,(1) j'écoutais Marcel Zanini, Pierre Etaix puis Marc-Edouard Nabe, visiblement émus, évoquer plaisamment les frasques talentueuses d'un homme libre qu'ils avaient connu et aimé.
Encore un de leurs jazzmen Célestes comme des Clochards (voir Sam Woodyardlien, François Rilhaclien) .
Et tout à coup, Nabe, s'adresse à moi, impérieux :

— Il faut que vous en parliez... sur votre blog ! (2)


Bien gentil, mais j'avais à peine compris le nom de “Néné”, moi.
René comment ?... Girer ? J'ai pas osé demander.

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[communiqué] parution chez folio de lucette, roman de nabe publié en 1995

communiqué des éditions Gallimard — attaché de presse : David Ducreux — Lucette, c'est Lucie, c'est la danseuse Lucette Almanzor, la femme du docteur Louis Destouches, l'écrivain Louis-Ferdinand Céline. Le 20 juillet 2012, elle a eu 100 ans. C'est une femme fragile et forte qui tient de la colombe et de la lionne. Elle a connu la guerre, la prison, l'hôpital, l'exil. Elle illumine les derniers chefs-d'oeuvre de Céline, dont elle a partagé l'existence pendant ignt-cinq ans jusqu'à sa mort en 1961. depuis, Lucette ne vit pas dans le souvenir, mais dans un présent enchanteur où elle ne cesse de charmer tous ceux qui l'approchent. Ainsi l'acteur-cinéaste Jean-François Stévenin qui souhait adapter à l'écran Nord et qui préféra vivre avec la Lili du livre une histoire d'amitié; Il fallait un romancier comme Marc-Edouard Nabe pour mettre en scène les péripéties picarsques de cette héroïne réelle qui se joue de toutes les ficitons. Le terme a beau revenir souvent à son sujet, Marc-Edouard Nabe n'est pas un écrivain maudi, c'est même tout le contraire. Au delà des clichés, il convient de rappeler que Nabe est d'abord un artiste complet  et intransigeant : peintre prolifique, jazzman accompli, et surtout auteru depuis ving-cinq ans d'une oeuvre littéraire impressionnante de cohérence, d'innovation et de diversité. Une oeuvre surprenante, en mutation perpétuelle, toujours prête à renaïtre sous d'autres formes. Nabe n'est pas le premier, mais pas sûr qu'il en vienne encore beaucoup d'autres. Il serait temps de se pencher enfin sur la notion d'écrivain béni.    Le 20 juillet, quand j'ai écrit ici mon billet d'anniversaire pour Lucettelien je ne savais pas encore que Lucette allait être republié en poche par Folio (Gallimard), ni que Nabe avait le jour même pu offrir en mains propres à la nouvelle centenaire, le premier exemplaire sorti des presses de Lucette 2012 ! Magnifique !

Et tiens tiens, j'avais choisi comme extrait  pour mon billet les lignes qui figurent en quatrième de couverture du livre de poche... Ils sont bons chez Folio !

Chers tous qui vous demandez (et parfois me demandez) ce que je trouve à cet écrivain, à cet homme, je vous en prie : lisez Lucette, vous n'aurez peut-être pas la réponse à vos questions, mais vous aurez, je vous le garantis, un plaisir de lecture rare : une héroîne-étoile-fée tendre et lumineuse, des personnages satellites enchantés, des jours et une histoire d'aujourd'hui, des décors "naturels" (Meudon, Dieppe, Menton, ...), des situations émouvantes et drôles, des références et des souvenirs céliniens peu convenus, et caetera.

Il parait que des rumeurs commençaient à se répandre sur la toile : des grognons qui comprenaient mal que le champion de l'antiédition, tourne soudain casaque..
Que nenni...

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