349 notes dans la catégorie "Livres"

[babelio, masse critique] l'enfant chamane et autres bestioles à plumes, à poils et à peaux, nouvelles de jean-luc a. d'asciano

aux Forges de Vulcain,lien janvier 2024, 192 pages, 20 euros

lu pour l'opération Masse Critique de Babelio lien (on choisit un livre dans une liste de nouveautés, on reçoit le livre, on donne son avis sur le livre, on le partage)

Résumé L’Enfant chamane et autres bestioles à plumes, à poils et à peaux, recueille dix nouvelles aux correspondances souterraines, parle de l’enfance, de l’héritage, des arts et manières de fuir la violence des êtres, ou de comment se réconcilier avec eux. Adolescente en rébellion contre une cigogne sauvage, enfant chamane vivant au milieu de ses animaux, demi-fou sans domicile se créant un nid de ronces, frères siamois à la voix miraculeuse, reclus obsessionnel, fille d’explorateur ou dernière survivante d’un monde lointain, tous ces personnages portent en eux une vision du monde critique, drôle et désenchantée. Dans un univers se situant à la lisière du fantastique, ils font alliance avec d’étranges figures tutélaires : bestioles à plumes, poils ou peaux, qui leur permettent de réenchanter le monde et de vivre.La première fois que j'avais lu du d'Asciano, c'était en 2015 et déjà un recueil de nouvelles (Cigogne, Serge Safran éditeur, épuisé).

Puis il y avait eu l'inoubliable Souviens-toi des monstres en 2019, suivi du Tamanoir (tiens une bête à poils !) en 2020 (à quand une deuxième aventure d'i-celui ?) ; deux romans de genre mais de genres très différents : du mythologique fantastique pour le premier, du policier ésotérique pour le second !

C'est sans doute ça le truc de Jean-Luc André d'Asciano : mélanger les genres, hybrider les émotions, celles de ses personnages comme celles qu'il fait naître chez ses lecteurs.

Un écrivain alchimiste !

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[2024, J1] d'un an l'autre, l'un dans l'autre

BARTELT-ALMANACH-COUVERTUREAu  milieu de tous les vœux que vous avez déjà reçus, que me reste-t-il à vous adresser en ce premier jour d'année bissextile qui n'ait déjà été souhaité, redouté, espéré, présagé, envisagé, désespéré, désiré, sollicité, prié, imploré, revendiqué... ?
Ah si, une chose toute simple : faites-vous plaisir et offrez-vous L'Almanach des uns, des unes et des autres de Franz Bartelt à l'Arbre vengeur.

Depuis toujours Bartelt note chaque jour ce qu'il voit, entend et lui passe par la tête dans des cahiers qui lui servent à alimenter ses romans. Il a composé un éphéméride en piochant dans les entrées datées de ses carnets. Pas une véritable année, donc, mais la succession calendaire des jours : un jour d'une année suivi du jour d'une autre qui peut être antérieure ou ultérieure, etc.

En guise de note de lecture je vous offre sans honte deux extraits choisis pas tout à fait par hasard au début et à la fin de cet almanach (1er janvier 1998, 31 décembre 1999)

 

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[jaserie littéraire] ne désespérer jamais

où il sera question de livres, d'auteurs, d'éditeurs, de librairies et de lecteurs, et d'une rencontre mémorable à la Maison de la Poésie

sous la forme d'une annexe chronologique à deux notes de lecture indépendantes :

 

(on peut lire les deux notes — et les livres qu'elles décrivent — sans avoir pris connaissance de la chronologie ci-après ; mais je conseille d'y revenir ensuite, ou de s'y reporter pendant !)

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[lu] l'été, deux fois, roman de christian costa

aux Éditions de Minuit, 126 pages, août 2023, 16 euros

La plage serait à peu près la seule activité de Boz s’il n’éprouvait en même temps le désir de commencer quelque chose, on ne sait pas quoi. Entre les deux (son goût pour la plage et ses velléités de commencements) il pense à Commons. Oui. La pensée de Commons accompagne Boz qui, au début, ne fait pas grand-chose (personne ne peut dire le contraire), voilà qu’entre ses commencements, la plage et Commons – la pensée de Commons – Boz, maintenant, est aussi occupé que n’importe qui. D’autant plus qu’il y a Llac, de-ci de-là, dans l’histoire.  —  Christian Costa est né à Béziers (Hérault) en 1954.Jérôme Lindon a publié ce premier roman de Christian Costa en 1989.

Il vient d'être réédité, toujours aux Éditions de Minuit, par Thomas Simonnet.

Costa n'a rien publié entre temps. Si vous voulez savoir ce qui s'est passé dans l'intervalle, et qui est Guillaume Daban, le dédicataire de la nouvelle édition, lisez ici  : ne désespérer jamais (jaserie littéraire).

“ Tout cela se passait au mois d'août. C'est étrange parce qu'aujourd'hui encore c'est le mois d'août. Il y a donc deux fois le mois d'août, se dit Boz, l'été, deux fois. Faudra penser à ne pas mélanger les mois d'août. Les pinceaux. Surveiller les pinceaux. ”

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[lu] n'ajouter rien, roman de fabrice chillet

chez Bouclard, septembre 2023 lien, 136 pages, 19 euros

4è de couv : Dans une brasserie, Fabrice Chillet se fait voler un livre, L’Été, deux fois, publié aux Éditions de Minuit à la fin des années 1980. Notre auteur part en quête de ce roman qui se révèle peu à peu aussi insaisis- sable que fascinant. Entre portes closes et chausse-trappes, tout semble un temps se dénouer grâce au mystérieux Daban, gardien du temple et ultime propriétaire d’un roman unique et introuvable dont l’auteur – Christian Costa – paraît sans cesse se dérober. Ainsi naît une fascination littéraire, ainsi naissent les fétiches dans ce jeu de mise en abyme. — Après quelques études universitaires et une thèse lâchement abandonnée sur le sens du Graal dans la vulgate arthurienne, Fabrice Chillet a passé le reste de son temps à hésiter. Tantôt professeur de français, par vocation. Tantôt journaliste, par ambition. Parfois encore rédacteur-fantôme, par nécessité. Et enfin auteur, à dessein. Derniers livres parus : Un feu éteint (2018), Narcisse était jaloux (2021), aux éditions Finitude ; Pyrate chez Bouclard Éditions (2022).Fabrice Chillet est un écrivain spécialiste des pas de côté (littéraires)... qui se dit in-capable d'inventer toute une histoire, mais tout à fait capable de mentir ! Et justement Bouclard a une collection à la mesure de son travail d'auteur : "Tout est vrai ou presque".

À la page de l'achevé d'imprimer il est indiqué : Cette quête a été publiée... pas "ce roman", "cette quête" !

Quand on lit N'ajouter rien on est chahuté d'un bout à l'autre entre vérité et fiction ; le mieux est de se laisser faire, de ne résister pas.
À la fin vous pourrez vouloir recoller les morceaux, ou pas. Moi, j'étais plutôt pour.

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[lu] faim de parcours, roman d'alain bron

éditions In Octavo, 348 pages, novembre 2023, 16 euros

4e de couv : Pierre, 92 ans, vit en EHPAD. Toujours alerte, respectable et respecté, il poursuit un but secret : venger sa mère morte de faim à l’hôpital psychiatrique de Clermont-de-l’Oise sous l’occupation allemande. Dans le même temps, l’équipe du commissaire Berthier se voit confier une enquête sur un meurtre étrange. Aucune trace, une arme datant de la Deuxième Guerre mondiale... Existerait-il un lien entre ces deux drames ? Une fois encore, Alain Bron parvient à nous entraîner dans un roman policier bouleversant où se côtoient la tragédie et l’humour. Pour notre plus grand plaisir. — Lauréat de la Bourse de l'Aventure à seize ans, Alain Bron part seul au Sahara et revient riche d'expériences qui marqueront toute sa vie littéraire et professionnelle. Plus tard il se passionnera pour la psychosociologie d'entreprise. Il a publié des essais, des nouvelles, des polars et des romans primés à plusieurs reprises. Il dirige par ailleurs l'Art en Chemin dans l'Oise et préside une compagnie théâtrale. Il est membres de la Société des Gens de Lettres et des Écrivains des Hauts-de-France.Qui dit roman policier dit indices.
Même pas besoin d'ouvrir le livre d'Alain Bron pour découvrir le premier, c'est celui que délivre la très belle couverture arrangée par l'artiste Jacques Blanpain à partir d'une photo du réfectoire de l'asile psychiatrique de Clermont-de-l'Oise (circa 1935).
C'est dans l'annexe de cet hospice que Séraphine de Senlis mourut misérablement en 1942, comme de nombreux autres patients internés sous l'Occupation, là et ailleurs en France. La photo est sombrement évocatrice du dénuement macabre dans lequel "on" les avait laissés.
Découvrez si vous le voulez la quatrième de couverture en texte alternatif de l'illustration à gauche : vous verrez qu'il n'y a pas de fôte dans le titre, mais que le jeu de mots (très roman Série Noire) dévoile la clé principale (mais pas la seule) de l'intrigue : la vengeance !

Qui dit roman policier dit victimes, enquêteurs et suspects, mais celui-ci n'a rien d'un whodunit à la Agatha Christie !
Parce qu'on sait très tôt qui l'a fait et pourquoi ! Mais pas comment...

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[lu, babelio] le café où vivent les souvenirs, roman de toshikazu kawaguchi

chez Albin Michel, novembre 2023, 256 pageslien, 18 euros 90

4è de couv : Sur le flanc du mont Hakodate, au nord du Japon, le café Dona Dona est réputé pour sa vue imprenable sur le port de la ville. Mais surtout, comme au café Funiculi Funicula, à Tokyo, il est possible pour ses clients d’y vivre une expérience extraordinaire : voyager dans le passé, le temps d’une tasse de café.  On y rencontre Yayoi, une jeune fille qui en veut à ses parents défunts d’avoir fait d’elle une orpheline ; Todoroki, un comédien qui se languit de son épouse et de leurs rêves communs ; Reiko, submergée par la disparition de sa sœur ; Reiji, qui réalise trop tard à quel point il aime son amie d’enfance… Autant d’âmes sincères et émouvantes qui, en retrouvant un pan de leur passé, apprennent à regarder le présent autrement et à envisager l’avenir avec plus de sérénité. —  Avec sa voix singulière et le talent de conteur qui ont fait son succès dans le monde entier, Toshikazu Kawaguchi signe un nouveau roman plein de sensibilité et de finesse, aussi réconfortant qu’un bon café chaud.Ce roman m'a été offert à l'occasion de la rencontre avec l'auteur organisée par Babelio et Albin Michel le mardi 10 octobre.
À la différence de rencontres précédentes personne n'avait pu lire le livre avant et il n'y a pas eu de questions à l'écrivain.
Pourtant j'ai vécu un moment délicieux et mémorable.
L'endroit, déjà : un concept store gastronomique japonais tout neuf avec vue sur la Bourse du Commerce, épicerie japonaise, restaurants, bars. Nos hôtes nous ont gâtés : bouchées niponnes variées, yakitori, moshis, cocktails raffinés, à volonté. Finalement tout le monde semblait ravi de ce type de rencontre littéraire plutôt inattendu. On bavardait par petits groupes, on se serait cru dans une rencontre de blogueurs des années 2005-2010 (tiens, un voyage dans le temps ?).
Toshikazu Kawaguchi, fort sympathique, extrêmement souriant, a fait de nombreuses dédicaces calligraphiées mais n'a rien dit à la cantonade sur son roman.
Comme je n'avais pas eu le livre à l'avance et ne connaissais pas l'auteur, quelques jours avant la rencontre j'ai lu son précédent (le deuxième, en poche, 2022 en France) : Le Café du temps retrouvé.

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[lu] le prix fort, récit de david rochefort

éditions En-exergue, avril 2023, 173 pages, 19 euros

4è de couv : Le 30 avril 1993, Monica Seles est victime d’une agression au couteau en plein match à Hambourg. Véritable ovni du circuit féminin, numéro 1 mondiale avant ses 18 ans, Seles s’est forgée dans l’adversité, au sein de ce qui allait devenir l’ex-République fédérale socialiste de Yougoslavie. Adolescente poursuivie par les tabloïds, moquée pour ses cris, elle remporte huit tournois du grand chelem en moins de trois ans. En trois parties (crépuscule, nuit, aube), David Rochefort raconte le face-à-face entre Monica Seles et Günter Parche, un chômeur de l’ex-RDA, amoureux fou de Steffi Graf, la grande rivale de Seles. Refusant d’accepter la chute de son idole, Parche va tout faire pour que Graf reprenne la première place. Par une narration incarnée, l’auteur nous replonge dans une époque (la chute du communisme en Europe) et un âge d’or du tennis féminin qui connut une fi n tragique à  Hambourg ce jour-là. — David Rochefort, né en 1980, vit et travaille à Paris. Depuis 2010, il a publié quatre romans aux éditions Gallimard et plusieurs textes courts dans des ouvrages  collectifs. Carrière sportive : a réussi à être dispensé de sport au bac.Et de deux !
Presque au même moment, David Rochefort publie Ce pays secret lien chez Gallimard et celui-ci : Le prix fort chez En-exergue.
Pour l'un comme pour l'autre, on ne peut pas dire qu'on soit aidé par l'illustration de couverture, ni par la signification du titre... Les titres-énigmes sont d'ailleurs un gimmick habile de l'écrivain !
Pour celui-ci, un vague indice : En-exergue est une jeune maison d'édition dont la vocation première est de parcourir le vaste champ qu'est le sport grâce à la littérature.
C'est donc une histoire de sport, une histoire autour du sport. Et ce malgré l'édifiant cévé sportif de l'auteur : a réussi à être dispensé de sport au bac ! Il nous rassure à la page cent quarante-cinq :

Quand je me suis lancé dans cette histoire, je me sentais légitime à double titre. D’abord parce que, m’étant trouvé moi-même dans la position de celui qui érige ses idoles au rang de divinités, la psychologie du fan ne m’était pas tout à fait étrangère. Et ensuite parce que j’étais écrivain et (supposément) capable de raconter des vies, réelles ou imaginaires.

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[babelio, lu] trilogie baryonique 1/3 : la tragédie de l'orque, roman de pierre raufast

aux Forges de Vulcain, mars 2023, 368 pages, 20 euros

4è de couv : 2173. L’humanité se remet progressivement de la grande migration climatique qui a décimé sa population. Le progrès scientifique est au point mort.  Seule perspective possible : mettre la main sur les gisements d’antimatière qui doivent se cacher quelque part dans l’espace. A cette fin, des mineurs d’espace-temps génèrent des trous de ver pour explorer les strates de l’Univers.  Sara et Slow sont ainsi embarquées dans le module Orca-7131. Mais une avarie improbable transforme cette mission de routine en catastrophe. Une expédition de la dernière chance s’organise alors – une tentative de sauvetage qui va peut-être marquer le retour de la denrée devenue la plus rare : l’espoir. — Pierre Raufast est né à Marseille en 1973. Depuis son premier roman, La Fractale des raviolis (prix de la Bastide et prix Talents Cultura 2014), il se plaît à jouer avec les structures narratives. Quand il n’écrit pas, il travaille dans la cybersécurité (et vice versa). Les titres des romans de Pierre Raufast sont des devinettes surréalistes et délicieusement intrigantes (La Variante chilienne, La Fractale des raviolis, et les autres...).
Cette fois, on aura trois volets rassemblés dans une série, soit quatre titres !
Le titre de la série (La Trilogie baryonique) est sobre et inviterait normalement à extraire péniblement du fond de nos mémoire les notions de base de physique des particules qui y sont confortablement enfouies ; ce n'est vraiment pas la peine, il suffit de faire une confiance absolue à la pédagogie raufastienne : l'immersion.
Pour le titre du volume 1 (La Tragédie de l'orque), pas besoin non plus de consulter une monographie sur les ondotocètes ; l'orque en question est un vaisseau spatial spécialisé dans le forage de l'espace-temps et la recherche de ressources énergétiques liées à l'antimatière hors de notre système solaire ; son immatriculation (sa taillette, vocabulaire minier) est ORCA-7331 (pour : trente-et-unième lancement de l'année 2173).

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[lu] ce pays secret, roman de david rochefort

éditions Gallimard, mars 2023, 304 pages, 21 euros

4è de couv : À bord d’un train Marseille-Paris, un homme rêve au livre qui lui fera connaître la gloire. Tout juste divorcé, il est allé chercher ses deux petites filles chez leur mère et entend rentrer avec elles à Paris. Tandis qu’il les regarde s’agiter autour de lui, tandis que les autres passagers semblent curieux puis apeurés, tandis qu’au téléphone l’inquiétude de son ex-femme va croissant, le roman prend le pas sur le monde réel. Deux récits se déploient : celui des occasions manquées et celui de la revanche. Les personnages, Henri, Giulia, Joffre, Lola, endossent les coups pour leur créateur. Quand il faut descendre du train, la vérité apparaît, éclatante, mais aussi l’incroyable maîtrise et l’art du romancier qu’est David Rochefort. Ce pays secret est une machine à récits, une satire de l’esprit de sérieux, où l’affabulation interroge le pouvoir de la littérature. Là où chacun s’est rendu, par vanité ou par ambition, prisonnier du monde social, la fiction offre une seconde chance.J'espérais qu'en démarrant ma note de lecture, j'aurais une explication du titre à vous offrir ; eh bien finalement non, mais cela ne va pas m'arrêter ni m'empêcher d'essayer de vous communiquer l'envie de lire cet excellent quatrième roman de David Rochefort (toujours dans la Collection Blanche de Gallimard).

Beaucoup de choses distinguent Ce pays secret des trois précédentslien titres (déjà très différents entre eux !), dont en premier lieu la construction, j'y reviendrai. Mais on y retrouve avec énormément de plaisir la marque de fabrique de l'auteur : une écriture élégante, acérée, implacable de justesse et de précision ; on retrouve aussi sa pertinence impitoyable (im-pertinence ?) dans la présentation des personnages, le récit de leurs activités, de leurs pensées, l'analyse de leurs décisions et de leurs actes.

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