13 notes dans la catégorie "jaseries"

[carnet] reconfineries, novembre 2020

où il ne sera que peu question d'actualité sanitaire, mais de gentils fantômes, et d'un blog oublié  :::  pas tout à fait des jaseries,lien ni un journal de (re)confinement, juste des miettes pour m'en souvenir plus tard ou pas  :::  aussi, l'occasion un peu sournoise de recycler d'anciennes notes (suivre les liens !)

Donc, pour les visiteurs/lecteurs du futur : après avoir été confinés le 17 mars,lien déconfinés le 11 mai, nous étions reconfinés le samedi 31 octobre pour une durée minimum de 4 semaines (qui sera allongée de 2 in fine)

samedi 31 octobre — j'écris sur le grand rézosocial (cliquer sur les images pour les voir plus grand) :

La Séparation du Couple, Max, cimetière Montparnassepas beaucoup de vert dans mon km2 autorisé, heureusement (litote) le cimetière montparnasse restera ouvert cette fois
ceci n'est pas une tombe, c'est un monument, mais j'ai eu beau tourner autour je n'ai pas trouvé le nom du sculpteur, juste une petite plaque qui indique que l’œuvre a été restaurée par la mairie de paris ; la sculpture est toute proche de la tombe discrète de Wolinski ; en cherchant le nom de l'artiste, j'ai aperçu, bien protégée, une modeste offrande florale : trois pétales rose-rouge (de quoi ?) maintenus par un caillou

Des lecteurs cultivés m'ont apporté une réponse : c'est une ancienne sculpture du Jardin du Luxembourg, déplacée pour cause d'obscénité (!). Intitulée La Séparation du couple, elle est signée d'un simple pseudo : Max (le sculpteur reste non identifié).
Pour moi la sculpture aurait bien illustré une nouvelle de Poe (mais laquelle ?), en fait il y bien celle de Maupassant, La Tombe (justement).

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note : j'emprunte sans son autorisation à Olivier Hodasava l'usage du séparateur ::: que je trouve infiniment plus élégant que mon pourtant très cher point virgule

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[carnet] jaseries automnales (septembre - octobre 2020)

où il sera question de sorties empêchées, de chambres à garder, de cages, et de quelques livres pour s'évader

Hotel Apollinaire, 39 rue Delambre 7514 Paris“ Ma chambre a la forme d'une cage ”
(à fredonner avec le petit accent swing de China Forbes !)

Depuis hier, grâce à Joseph Ponthus-Le Gurun(1) sur facebook, je sais d'où viennent la plupart des mots étranges du refrain de la chanson de Pink Martini (Je ne veux pas travailler, album Sympathique, 1997).
En 2017, j'avais zappé l'excellent articlelien de Gérard H. Goutierre pour Les Soirées de Paris, le blog  : “ Apollinaire ne veut pas travailler, il veut fumer . Tout y est pourtant bien expliqué et illustré !

Pour les réfractaires aux liens click and read, je recopie d'abord le poème(2) Hôtel de Guillaume Apollinaire, puis les paroles du refrain des musiciens de Portland, OR :

Ma chambre a la forme d’une cage / Le soleil passe son bras par la fenêtre / Mais moi qui veux fumer pour faire des mirages / J’allume au feu du jour ma cigarette / Je ne veux pas travailler — je veux fumer / Apollinaire, 1913

Ma chambre a la forme d’une cage / Le soleil passe son bras par la fenêtre / Les chasseurs à ma porte / Comme les p’tits soldats / Qui veulent me prendre / Je ne veux pas travailler / Je ne veux pas déjeuner / Je veux seulement l’oublier / Et puis je fume / Pink Martini, 1997

La surprise (pour moi) est jolie et valait bien une petite jaserie (pour vous).
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1. Joseph Ponthus-Le Gurun a par ailleurs laissé entendre récemment que Henri Calet ne serait pas absent de son prochain livre, suspens... JPLG est l'auteur très remarqué de À la ligne (note de lecture du 9 janvier 2019), grand connaisseur d'Apo.
2. Hôtel  été mis en musique par Francis Poulenc avec quatre autres poèmes d'Apollinaire (Banalités, cinq mélodies pour voix et piano, 1940).

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[confineries, printemps 2020] least of de ce que je crachouille sur facebook jour après jour

(pour pas oublier, et pour ceux qui n'y vont pas)

ceci n'est pas une note de lecture, pas un journal de confinement, rien du tout, juste des petits morceaux (shortcuts) de ce que j'ai semé quotidiennement au vent du grand rézosocial depuis le lundi 16 mars 2020

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ce billet sans illustrations sera complété au fil des jours (revenez-y !)

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[jaseries] paris est tout petit pour ceux qui... aiment le spectacle vivant

à propos des récitals Ici-bas à la Seine Musicale, et Affreuses, Divines, et Méchantes à l'Opéra Comique

En ce début d'année, je me suis gavée de sons, de voix et de lumières, en égoïste.
Mes choix me paraissaient un peu trop marginaux et excentriques pour entraîner d'innocents cobayes dans mes aventures. Ou alors un peu lâche, je préférais assumer seule la déception toujours possible !
Je sais bien l'inutilité de ce billet puisque les événements sont passés et que certains ne sont plus à l'affiche, mais je voulais garder une trace des émotions inattendues qu'ils m'ont laissées.

Porte 8, Opéra Comique, cabaret, photo d'Emeline Bayart (facebook)J'avais commencé par Emeline Bayart à l'Opéra Comique.
Mais pas salle Favart. Il y a une jolie programmation annexe intitulée Porte 8, dans une salle transformée pour l'occasion en caf'conc de luxe : petites tables juponnées de rouge, bougie (led, pour la sécurité...), et une bouteille de bon champagne !
Accompagnée au piano par Manuel Peskine, la comédienne et chanteuse compose un récital coquin et vachard : des textes sans âge, d'une écriture riche et virtuose bourrée de doubles sens vertigineux, des mélodies lyriquement acrobatiques comme on en connaissait au tournant du XXè siècle, avec Polaire et Yvette Guilbert, et que plus tard, Patachou, Colette Renard, Jacqueline Mailhan et d'autres, ont perpétué, mais qu'on a peu à peu complètement perdus.
L'interprétation d'Emeline Bayard est incroyable, comme comédienne et comme chanteuse...
Je savais qui elle était (ce n'était visiblement pas le cas pour beaucoup de spectateurs énormément surpris et ravis) ; je l'avais vue au théâtre dans Fric-Frac et deux comédies de Tchékov. Elle a aussi incarné le rôle titre au cinéma dans Bécassine ! de Bruno Podalysdès. Je ne la connaissais pas en diva. C'est un phénomène... Il faut la voir, lascive, ranimer un Boieldieu de marbre par un baiser voluptueux...
Il y a des dates en mars, ne la manquez pas ! Si j'avais pu (mais non hélas), j'y serai retournée pour partager ce moment délicieux... et la bouteille de champagne avec vous !

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[carnet] jaseries de mai, où l'on voit que je rentabilise mon adhésion à la maison de la poésie

peinture de mon amie Kate Lynch : "Andrew Hecks in the Glastonbury orchard, blossom time"  katelynch.co.uk ; son mari James est également peintre : www.james-lynch.co.uk
"Andrew Hecks in the Glastonbury orchard, blossom time" (c) Kate Lynch

Je venais vous écrire que je passais (shuntais) le mois de mai... de ne pas vous inquiéter : j'ai fait ce qui m'a plu en mai, mais je ne voyais plus trop l'intérêt de ce petit rétro-agenda (adenga) mensuel public. Du coup je n'avais rien de prêt. Et mauvaise conscience, un peu.

Coïncidence culpabilisante, je suis tombée hier sur un site anglo-saxon qui porte mes initiales ; je ne connaissais pas ce sigle apparemment usité,
TBR : To Be Read.

Ce rappel tombe bien, j'ai deux articles pour des livres TBR dans le tuyau de juin, restez vigilants, je ne lâche pas tout, pas encore !
A défaut d'inspiration, l'esprit de l'escalier s'est finalement manifesté timidement : des éclats d'idées faiblards et pas très nets ; faute de mieux, les voici tels que, en vrac.

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[carnet] mes jaseries d'avril

jaserie : subst. fém. [ʒɑzʀi], [-a-] ; synon. de babillage. La jaserie avant le langage est la fleur Qui précède le fruit (Hugo, Légende, t. 4, 1877, p. 857)

muguet (de jardin) à La Bretesche, 2019Il est revenu bien vite, le temps du muguet.

Mai me prend de vitesse : mon carnet d'avril est tout maigre, alors ce mois-ci ce sera une jaserie de récup, le recyclage d'un billet d'avril il y a dix ans, déjà...

En avant-propos, au débotté, la surprise que je viens d'avoir en trouvant dans Le grand n'importe quoi1 de Jean-Pierre Marielle sa déclaration d'admiration pour Henri Calet :

“ Son écriture me bouleverse, son attention à l'humanité, qu'elle le déçoive ou l'encourage, la limpidité de ses phrases, sa modestie désespérée, son attention aux autres, son honnêteté viscérale me touchent, sa poésie va au fond du cœur.
Vous n'imaginez pas l'état dans lequel me transportent ses livres. Si celui-ci doit servir une cause, que ce soit celle de son œuvre. Il est de mon devoir de partager cette passion. Vous me remercierez plus tard. ”

Le grand Jean-Pierre écrit encore, parlant de Calet : “ Né Américain, il aurait eu la notoriété d'un Raymond Carver. ”
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1. avec Baptiste Piégay, Calmann-Lévy, 2010

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[carnet] mes petites jaseries de mars, numéro spécial philippe jaenada

jaserie : subst. fém. [ʒɑzʀi], [-a-] ; synon. de babillage. La jaserie avant le langage est la fleur Qui précède le fruit (Hugo, Légende, t. 4, 1877, p. 857)

"The Ladder to the Moon, Spring Equinox", peinture de James Lynch, www.james-lynch.co.uk  — mon amie Kate, sa femme, est aussi peintre et également talentueuse : www.katelynch.co.uk
"The Ladder to the Moon, Spring Equinox" (c) James Lynch

Je commence à composer ce billet de mars le dimanche soir (20 heures 50, heure d'été), dernier jour du mois, mais je pressens qu'il ne va pas “partir” avant deux trois jours, et qu'il ne fera pas une taille xxl...

Hier (samedi 30 mars, donc) j'étais à la Maison de la Poésie lien à 10 heures (heure d'hiver) du matin.
Drôle d'horaire pour une rencontre littéraire.
Pourtant la salle est bien remplie. Les participants sont un peu engourdis comme le remarque Philippe Jaenada, goguenard, en posant son impérissable sac matelot écossais à ses pieds sur la scène :
— Vous pouvez parler entre vous !
Voix, physique, style, tout s'accorde dans la gamme costaud et solide, sans fantaisie inutile (à part le sac et une broche/clip que je n'ai pas identifiée).
J'ai déjà entendu PJ une ou deux fois, mais j'en redemande, alors trois heures de master class, j'allais pas rater ça.

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[carnet] mes jaseries de février

jaserie : subst. fém. [ʒɑzʀi], [-a-] ; synon. de babillage. La jaserie avant le langage est la fleur Qui précède le fruit (Hugo, Légende, t. 4, 1877, p. 857)

vacances en Bretagne, fin des années 50, mes parents ont autour de 35 ans (l'âge de mes enfants aujourd'hui) — Suzel (3 octobre 1921 - 11 mai 2007), Charles (24 août 1920 - 5 février 2019)Orpheline : il faudrait un autre mot pour signifier la perte du dernier survivant de ses parents lorsqu'on est soi-même bien avancée en âge.

L'écrivain et psychanalyste belge Lydia Flem écrit1 :

“ A tout âge, on se découvre orphelin de père et de mère. Passée l'enfance, cette double perte ne nous est pas moins épargnée. Si elle ne s'est déjà produite, elle se tient devant nous. Nous la savions inévitable mais, comme notre propre mort, elle paraissait lointaine et, en réalité inimaginable. Longtemps occultée de notre conscience par le flot de la vie, le refus de savoir, le désir de les croire immortels, pour toujours à nos côtés, la mort de nos parents, même annoncée par la maladie ou la sénilité, surgit toujours à l'improviste, nous laisse cois. ”

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1. in: Comment j'ai vidé la maison de mes parents (Seuil 2004, Points 2013)

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[carnet] mes jaseries de janvier

jaserie : subst. fém. [ʒɑzʀi], [-a-] ; synon. de babillage. La jaserie avant le langage est la fleur Qui précède le fruit (Hugo, Légende, t. 4, 1877, p. 857)

>> la grande jaserie du mois

L'hibernation, François Mouton, illustré par Gwen Keraval (Le Pommier, 2007, 64 pages, 8 euros) — L'hiver venu, certains animaux migrent, d'autres sillonnent les terres pour trouver à manger et d'autres... dorment... tout simplement ! Pourquoi l'ours, la marmotte, la chauve-souris hibernent-elles plutôt que le mulot ? Comment arrivent-ils à mettre leurs corps en veille et à faire varier leur température interne ? Les clés sont dans la minipomme !J'avais presque décidé de sauter le mois de janvier malgré mon "engagement" à le publier début février... et puis un ami-lecteur attentionné m'a demandé des nouvelles et dit qu'il s'inquiétait un peu de ne rien lire (on n'était pourtant encore en janvier !).
Je le remercie pour cet encouragement à ne pas lâcher l'affaire jaseries !
Une autre amie, médecin, me confirme que maintenir même a minima l'effort de mettre en forme et rédiger mes petites notes de carnet est bénéfique pour mon intellect fatigable : j'obéis donc à la prescription !

Un autre motif me pousse à poursuivre... beaucoup moins avouable et sympathique : j'ai reçu hier la facture annuelle de mon abonnement Typepad, et effectivement, il faudrait raisonnablement que je me pose un jour la question de savoir si cela vaut le coup de payer pour écrire un ou deux billets par mois ?
Et là la paresse me submerge : pourquoi changer un système confortable (installé depuis 2004, mais gratuit pendant de longues années et devenu payant il y a deux-trois ans) ?
Je fais pareil pour le passe Navigo : je paie pour ne pas avoir à faire le calcul et devoir renoncer au confort de ne rien avoir à faire (ça s'appelle comment cette manie ?)

Il y aura donc finalement pour le mois écoulé quelques articulets, afin de conserver l'élan. Et pour la suite, on verra...

 

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[carnet] mes jaseries de décembre

jaserie : subst. fém. [ʒɑzʀi], [-a-] ; synon. de babillage. La jaserie avant le langage est la fleur Qui précède le fruit (Hugo, Légende, t. 4, 1877, p. 857)

>> la grande jaserie du mois

Spirit of the Night de John Atkinson Grimshaw, 1879 (source wikimedia)Difficile de faire original et personnel quand on vient comme moi si tard offrir ses vœux pour la nouvelle année (après la banque, la croix rouge, le coiffeur, le plombier (plus rare), les zamis du grand rézosocial, les éboueurs, et heureusement tous les autres, les vrais ami.e.s).

Considérant que l'indispensable est déjà fait et très bien fait, je me concentre sur le superflu : des petits vœux légers, scintillants et vaporeux comme la poussière d'étoiles de la baguette de cette foldingue de fée des lilas [ je viens de voir Peau d'Âne à Marigny hier soir ! ].

Je vous souhaite ad lib : des rires d'enfants, des chants d'oiseaux, des enthousiasmes enjoués, des frissons d'émotion, des étonnements joyeux, de franches rigolades, et plein d'expériences nouvelles et rapicolantes à multiplier sans modération (voyages, spectacles, expositions, lectures, concerts, etc.).

Que 2019 soit pour tous : pleine d'élan, excitante et entraînante !

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