[danah boyd] please, please, please...
[interlude] c'est beau, un cirque l'hiver...

[jazz] rose loukoum, trop beau pour être vrai...

<)) Marcel Zanini - Rose loukoum (feat. Sam Woodyard)

“ Tout en douceur. Jolie intro de Zanini (tcl) dans le grave de la clarinette. Exposé du thème par un Claude Gousset (tb) très inspiré. Très bon solo de Marc Hemmeler (p). “ In: livret de l'album Saint-Germain (Patchwork), 2005, Frémeauxlien

page 17 : "Nous traversons la ville. Sans râler, le taksi se fraie un chemin dans l'embouiteillage. Il passe sous l'Aqueduc et rejoint le pont Atatürk, le second pont de la Corne d'Or. Je sens que le soleil incline à se coucher. La lumière cherche le crépuscule des yeux. Ca ne rend pas Istanbul moins terne. Hirondelles et klaksons nous accompagnent." Une rêverie orientale en amène une autre... et c'est : Trop beau pour être vrai, composition récente de Marcel qui ne figure sur aucun enregistrement, mais qu'il interprète avec ses musiciens à chacun de ses concerts mensuels au Petit Journal Saint-Michel.

Retrouver la Corne d'Or / Naviguer sur le Bosphore / Et chanter, chanter.../
Laissez-moi, je suis bien / Je n'ai besoin de rien / Oh ! Oui, je dors / Je veux rêver encore /.../
When I found where I was born / Very near the Golden Horn / Makes me feel reborn /
It's too good to be true / I'm traveling with you /
Oh ! Yes, too good to be true

en illustration : dessin de Nabe pour Visage de Turc en pleurs, 1992 pour la collection L'Infini chez Gallimard, (c) Marc-Edouard Nabe

Entre deux sets, Marcel Zanini nous a raconté que sa grand-mère grecque, celle qui n'avait pas admis que sa fille épouse un français en poste à Constantinople, n'avait même pas voulu venir le voir à sa naissance (1923), en terre ennemie ! Il ne l'a rencontrée pour la première fois que quelques années plus tard à Marseille où ses parents s'étaient installés en rentrant de Turquie.

Telle mère, telle fille. La mère de Marcel, c'était Paraskevi, le modèle de la terrible grand-mère d'Andrea de Bocumar dans Le Bonheur, premier roman de Marc-Edouard Nabe. Celle des jeux de mots involontaires  (Comme disait ma grand-mère...) dans Alain Zannini.

Tel père, tel fils, enfin presque. Le rêve oriental que Marcel Zanini volute avec sa clarinette, Nabe l'a écrit et dessiné dans Visage de Turc en pleurs. Que je relis en ce moment pour en faire bientôt une note sur ce blog. En attendant, sachez seulement qu'on y retrouve Paraskevi, mère du père et grand-mère du fils, en dédicataire du livre que Nabe termina d'écrire en 1991 alors que la vieille dame s'éteignait :

A ma grand-mère
Paraskevi Caravissili Sarafoglou
(1896-1991)

Commentaires