[mémoire] de gaulle, par mon père en 1940
[siné] y a pas à chier, on est mieux vivant que mourant...

[coup de boule] audio, visio... idiots ?

"Quand j’étais plus jeune, j’avais un walk-man et un casque rivé sur les oreilles et mes parents me le reprochaient."

image volée sur google Ce matin j'avais du mal - pour une raison encore inexpliquée - à déposer comme je le souhaitais, un commentaire sur le billet du jour de David Abiker  d'où j'ai extrait l'exergue ci-dessus.

Alors j'ai décidé d'en faire un billet ici !

Ce sera ma contribution (hors-sujet, je préviens) au grand ramdam médiatique du jour : l'espèce de mutinerie ubuesque des Bleus, hier au Mondial de Foot !

Il faut regarder des photos ou visionner des images de la vie quotidienne d’il y a trente ans d’ici, pour constater le changement profond et irréversible dans les comportements individuels publics et médiatiques (donc sportifs aussi !) induits par les portables, les balladeurs et autres oreillettes.

On va finir par oublier que tous ces fils, ou ces réseaux d'ondes qui nous rattachent soi-disant aux autres n’existaient pas il y a quelques années.
Par oublier que nos parents lisaient des journaux et des livres en papier et qu'ils écrivaient à leurs amis des lettres avec un stylo.

Il y a déjà au moins deux décennies, et avant même d'en voir dans la rue, on voyait dans les entreprises dites high-tech, des têtes chercheuses de plus en plus nombreuses s’équiper de casques de moins en moins discrets.

Etait-ce une réaction aux environnements de travail open-space importés des Etats-Unis ?
La recherche d'un isolement musical et d'un calme qu'on croyait propices à la réflexion, à la création ?
Pas si sûr. J’ai connu des environnements de travail rétifs aux cubicles américains, où certains s'enfermaient casque aux oreilles dans leurs bureaux non-partagés ! 

Heureusement (sarcasme), quelques années plus tard, grâce aux chats et autres messageries instantanées, il est devenu possible d'entrer en communication filaire ou wifi avec les ermites du bout du couloir, à tout moment, et sans avoir à tambouriner à leur porte pour repartir piteusement ou en râlant, bredouilles, frustrés et en manque de communication face à face.

Évidemment, que j'exagère. Bien sûr, que ces outils technologiques ont apporté du confort, de la vitesse, de l'efficacité... qu'ils ont permis le télétravail...
Mais on a dû louper quelque chose.
Pas le mode d'emploi, non. Pas la doc technique, elle est parfaite.
Ce qui manque cruellement, c'est un manuel du savoir utiliser en société.

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