Previous month:
novembre 2009
Next month:
janvier 2010

10 notes en décembre 2009

[liens] best of... de blogs 2009


Pour la troisième année, pour bien finir, voici le Best Of de la BlogoBulle 2009... le meilleur des blogs sur lesquels je passe régulièrement, mais pas seulement... des découvertes aussi... La Blogdiversité ! Comme l'an dernier, Greg le taulier de TheGreenPostBox a demandé à des blogueurs de sélectionner le billet qu'ils jugent le meilleur (!) de leur production annuelle en 2009.

Le résultat est publié dès aujourd'hui. Pour chaque article mis en lien, le blogueur-auteur a rédigé un petit commentaire sur le pourquoi de son choix :

best-of-2009-de-la-blogobulle

Allez-y voir, c'est un florilège d'articles extrêmement variés qui peut vous amuser et vous surprendre !


[extrait, nabe] 27 décembre 1999, disparition de l'acteur Pierre Clémenti

Il a été mon acteur français préféré des années 70-80, et je l'avais oublié... Dans son roman Alain Zannini, Marc-Edouard Nabe lui rend magnifiquement hommage. Il est mort à l'âge de 57 ans, il y a dix ans, exactement.

wikipedia : artiste d'un talent remarquable et prestigieux, Pierre Clémenti refusa une carrière commerciale et une gloire facile auxquelles son physique de jeune premier le destinait. Il suscita l'admiration par ses choix audacieux et son jeu intense et restera une des figures les plus marquantes du cinéma moderne des années 1960-70. " C'était un grand acteur maigre et magnifiquement autodétruit, avec une grâce folle. Jamais vous n'aviez touché des mains d'homme d'une telle douceur. Quand on se voyait, je les lui prenais dans les miennes, rien que pour essayer de le croire ! Pierre avait tourné avec Visconti, Bunuel, Bertolucci, Garrel l'a glissé dans le lit de la Vierge (où il jouait... Jéus) ! Le cannibale golgothant sur l'Etna dans la Porcherie de Pasolini, c'est lui ! Pierre voulait jouer le personnage d'un de mes contes (un type sur la paille qui vend ses organes un à un pour rembourser ses dettes), mais moi, je lui disais qu'il valait mieux qu'il incarne le Chevalier à la Triste Sainte Face. Pierre était le seul Don Quichotte crédible valable, splendide. Les cheveux, le regard, la bouche, la voix. Il suffisait qu'un cinéaste lui trouve une Rossinante, un Sancho Pança, trois moulins à vent et puis, c'était bon... Ah ! Pierrot ! Toujours entre deux titubements, toujours plus beau, toujours plus élégant... Un jour, avec Gérard, son toubib, on l'a ramené à l'aube rue Amélie, la petite rue où Denoël avait ses locaux dans les années trente, et où Céline avait publié son Voyage. Voyageur de nuit au bout de la rue Amélie, Pierre a disparu en zigzaguant. Et il est mort, vous ne devinerez jamais quand...

Lire la suite "[extrait, nabe] 27 décembre 1999, disparition de l'acteur Pierre Clémenti" »


[coq à l'âne] copenhague, le principe d'incertitude

le principe d'indétermination (ou d'incertitude) énonce que pour une particule donnée, on ne peut pas connaître simultanément sa position et sa vitesse. Soit on peut connaître précisément sa position (par ex: à ± 1 mm) contre une grande incertitude sur la valeur de sa vitesse (par ex: à ± 100 m/s), soit on peut connaître précisément sa vitesse (par ex: à ± 0,0001 m/s) contre une grande incertitude sur la valeur de sa position (par ex: à ± 1 km).  J'avais vu Copenhague, bonne pièce de théâtre de l'anglais Michael Frayn, il y a quelques années à Montparnasse. Ces jours-ci j'y repensais, allez savoir pourquoi...

Ce matin je lis un billet qui fait un point très net sur les résultats de Copenhague 2009.
Contrairement à Niels Bohr et Heisenberg, l'auteur a peu d'incertitude.
Les perspectives stratégiques du bilan du sommet climatique raté lui apparaissent clairement...

Lire la suite "[coq à l'âne] copenhague, le principe d'incertitude" »


[fan de] clint is gone

.
Découvert hier soir, en concert au Vieux Léon de la rue de la Grande Truanderie, le talent de ce jeune groupe à encourager absolument...
Je connais Antoine, le chanteur, guitariste, auteur, compositeur, arrangeur, depuis... le berceau (le sien !).
Je connaissais par ses parents sa passion pour la musique, sa musique, mais je ne l'avais jamais entendu encore. Je suis fan !

Lire la suite "[fan de] clint is gone" »


crise de moi

Crie de foie, l'indigestion - George Cruikshank, published by Thomas McLean, 26 Haymarket, August 1, 1835.Un philosophe ami m'a écrit il y a peu que les blessures d'amour propre ne sont jamais aussi graves que celle de l'estime de soi, que ce sont celles-là qui font le plus mal et qu'il faut les soigner, absolument.

Alors :
- Allo Maman bobo !
ou bien :
- Never explain, never complain!

J'avoue, j'hésite. D'autant que le temps passant, les maux et les mots s'effaçant doucement, je finis par douter et me demander si je n'ai pas exagéré le traumatisme, si même ce n'était pas une forme d'automutilation, de recherche masochiste d'une douleur exquise.


[souvenir] comment je me suis mise à bloguer

C'était aussi le titre de mon premier billet, exactement le même, il y a cinq ans jour pour jour.

mon beau gateau, création scrapcoloring.fr (c) 2009

  vendredi 10 décembre 2004 :

"Un coquetèle de plein d'envies et raisons diverses. Et surtout, cela faisait quelque temps que j'admirais les weblogueries d'amis très doués, en me disant qu'en plus ils avaient l'air de pas mal s'amuser ce faisant.

Ce premier blogue va me servir de bac à sable pour éprouver ma résistance à l'exercice. Déjà, je sais que je n'entrerai pas en compèt avec les grands blogueurs, et que publier 1 à 2 notules par semaine me semble être une ambition raisonnable pour le moment. A mardi donc, peut-être."

illustration originale (!) via l'excellent site de coloriage en ligne pour les petits et pour les grands : scrapcoloring.fr


[masse critique] Loving Frank, roman de Nancy Horan

Ed. Buchet Chastel, 539 pages - 23,76 euros sur amazon Avant de lire le roman de Nancy Horan pour une nouvelle opération Masse Critique de Babelio, je ne connaissais de Frank Lloyd Wright que sa réputation de grand architecte, la pureté de son style années 30, son goût de la décoration intérieure dépouillée, japonisante, et le Guggenheim Museum de New-York. Rien sur son physique, son caractère, rien de sa longue vie (1867-1959).

Alors j'ai pris bien soin de ne faire aucune recherche d'images ou de textes avant lecture, pour rester intacte et me laisser surprendre par la fiction historique et romantique de Nancy Horan (traduit de l'américian par Virginie Buhl).

Lire la suite "[masse critique] Loving Frank, roman de Nancy Horan" »


[enquête] looking for Lucianona (L.M.)

ce billet fait suite à Tutto Marcello i Frederico (sur l'exposition : Fellini, La Grande Parade) qu'il faut absolument lire pour comprendre celui-là, na !

deuxième et dernière planche du roman photo mis en scène par F. Fellini : Mandrake-Marcello fait apparaître la buraliste de Frosinone

Pour le roman-photo dans Vogue en décembre 1972, c'est évidemment Marcello qui fait Mandrake. Claudia Cardinale est Narda. Je n'ai pas reconnu Lothar, ni la plantureuse buraliste blonde déguisée en Reine des Oiseaux (?), ou en danseuse du ventre.

L'apparition : CIAO MON PETIT ! (comme dans le texte de Marcello : Mandrake de Frosinone)
Mandrake : J'AI REUSSI ! LA VOILA MA BURALISTE !

A la dernière case du roman-photo, la belle buraliste dénudée enlève dans ses bras robustes un Marcello-Mandrake aux anges, au grand dam de Claudia-Cardinale-Narda et de Lothar qui repartent, écoeurés.

Retour aux murs de l'expo du Musée du Jeu de Paume, et surprise ! La revoilà, la buraliste marcello-fellinienne, au centre du dessin d'un rêve de Frederico, celui du 1er janvier 1975.
Malheureusement je n'ai pas trouvé de fac-simile du dessin.
Peut-être pourriez-vous m'aider à le trouver ?

Lire la suite "[enquête] looking for Lucianona (L.M.)" »