[niguedouille] honneur et bonheur de lire...
[coup de gueule] protection escroquerie

en revenant de l'expo

de Byzance à Istanbul, un port pour deux continents
Galeries nationales (Grand-Palais, Champs-Elysées) jusqu'au 25 janvier 2010

Vue du port de Constantinople - Ivan Aivazovskii (1817-1900) - Paris, musée du Louvre - (c) Photo RMN / Gérard Blot
D'abord la fin. La boutique de l'expo, judicieusement placée, évidemment.

En dehors des tourniquets de cartes postales, et des gadgets d'inspiration iznik (cependant tout est de bon goût), plusieurs tables croulent sous les piles : littérature turque, et étrangère ayant pour sujet la Turquie, histoire, livres d'art (de haute tenue culturelle, tout ça). Il y a même du Léon Bloy ! Depuis peu que je connais l'écrivain, et que je commence à le lire, je suis comme Blanche-Neige, j'en vois partout.

Je cherche en vain sur la même table que Bloy : Visage de turc en pleurs, de Marc-Edouard Nabe. Par acquis de conscience, je consulte avec la responsable de la boutique la liste de tous les ouvrages en vente. Nib de Nabe.
J'achète quand même l'édition de 1966 au Mercure de France des Oeuvres de Léon Bloy avec Byzance et Constantinople. Dans Visage de Turc en pleurs, il y a une analyse de l'étude de Bloy qui est elle-même un livre sur un livre : L'Epopée byzantine de Gustave Sclumberger (1906).

J'achète aussi Le Petit Journal à 3 euros 50 que j'avais négligé à l'entrée. Pas seulement pour garder un souvenir, mais surtout pour préparer mes prochaines visites. Je suis l'heureuse bénéficiaire d'un coupe-file, et je peux donc revenir autant de fois que je veux pour approfondir, retrouver le plaisir de cette première visite.

Je ne sais pas si on parle de scénographie, de mise en scène, pour une exposition. Pour celle-là, les commissaires-décorateurs ont mis le paquet. De belles surprises. Un vrai bonheur.

Bonus  :
J'ai raconté ma visite sur le forum des lecteurs de Nabe, et rapproché le carnet de dessins de Mehmed II (vers 1440)

scan du Petit Journal de l'exposition

d'une citation à la fin de Visage, lorsque l'auteur vient passer sa dernière nuit stambouliote au Pera Palace :

"Je signe le registre à l'ottomane. Je m'amuse à imiter ces arabesques tortuées et folles que Soliman ou Selim II apposaient au bas de décrets sanglants."

Dans son commentaire en réponse, un autre lecteur me signale une publication autographe de Marc-Edouard Nabe (dans Petits Riens sur Presque Tout) :

scan d'un autographe (privé) de Marc-Edouard Nabe dans "Petits Riens sur Presque Tout" 


Retrouvez sur ce blog mes billets plus anciens (depuis 2005) autour l'oeuvre et de l'actu de Marc-Edouard Nabe :
dans la catégorie nabe / voir aussi le site des lecteurs de Marc-Edouard Nabe

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