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7 notes en février 2009

[scoop] Nouvelle Star, le cinquième juré

Homme_invisible

Sachez-le, car c'est important de le savoir, il y a un cinquième homme dans le jury de La Nouvelle Star.

Non, ce n'est pas l'Homme Invisible, c'est ... MossieurResse !

Jusqu'au terme du phénomène de société de l'édition 2009 de l'émission, MossieurResse publiera chaque semaine sa chronique de La Nouvelle Star sur LePost.fr.

Tiendra-t-il ? Tiendront-ils ? Tiendrons- nous ? Succombera-t-il à l'addicition ?


Bonus de lancement du produit


[niguedouille] en mon âme et conscience

Livreinter

Comme chaque année depuis des lustres à la même époque, je poste ma lettre de candidature de membre du jury du Livre Inter.

Encore un mois à attendre avant de recevoir comme chaque fois, leurs regrets très sincères de ne pas pouvoir la retenir, ma candidature. Quels maladroits ! Mais pour l'instant tous les espoirs sont permis à la future juré du Livre Inter 2009, ou 2010, ou... 2034, ou...!

Pas la peine de vous précipiter, c'est trop tard pour envoyer la votre, de canditature. Pas folle, si j'avais publié mon billet avant la clôture des envois, cela aurait fait des centaines de postulants en plus, et diminué mes chances d'autant !


un violon sur le trottoir

Merci à mon amie Isabelle qui m'a soufflé l'idée de ce billet (je sèche un peu ces temps-ci).

L'histoire n'est pas neuve, elle a sûrement été reprise maintes fois déjà sur Le Filet.  Le scénario, le casting, le making off, et l'analyse des résultats de cette "expérience" sont relatés par le menu dans un article du Washington Post  dont j'ai traduit de longs extraits dans la suite de cette note. Enjoy!

Twp_logo

By Gene Weingarten
Washington Post Staff Writer
Sunday, April 8, 2007

Le jeune homme venant du métro avait débouché dans le hall d'accès à la station L'Enfant Plaza de Washington. Il s'installa dos à un mur à côté d'une poubelle. Il n'était en rien remarquable : un jeune blanc portant jeans, sweatshirt et casquette aux couleurs des Washington Nationals. Il a sorti un violon, placé l'étui vide à ses pieds, jeté dedans quelques pièces histoire d'inciter les passants à la générosité. Il s'est tourné face au flux des voyageurs, et s'est mis à jouer. C'était un vendredi, un peu avant huit heures, en pleine heure de pointe, un matin de janvier 2007. Pendant trois quart d'heures le violoniste interpréta six œuvres classiques. 1097 personnes sont passées devant lui. La plupart se rendaient à leur travail, et étant donné l'endroit et l'heure, le plus grand nombre étaient des employés de l'administration fédérale, hommes et femmes de la classe moyenne, chefs de service, employés de bureau, consultants, secrétaires, gestionnaires financiers.

Chaque passant était confronté au choix de comportement que connaissent bien les usagers des transports en commun dans cette situation : je m'arrête pour écouter ? je hâte le pas avec un mélange d'irritation et de culpabilité, conscient de ma pingrerie, mais contrarié que l'on m'impose une distraction que je ne recherche pas ? je jette une pièce, juste pour la politesse ? si il est mauvais, je remets la pièce dans ma poche ? et si il est bon ? mon emploi du temps m'autorise-t-il  une pause au nom de l'émotion artistique ? après tout pourquoi pas ?

Mais ce matin-là, les réponses à toutes ces interrogations personnelles banales et presque quotidiennes, sont biaisées. Personne ne le sait encore, mais le violoniste adossé au mur d'un recoin de l'immense hall, à la sortie des escalators, est l'un des meilleurs musiciens au monde, interprétant des morceaux renommés pour leur grande beauté, sur un instrument d'une valeur inestimable, un Stradivarius. Il s'agit d'une mise en scène imaginée par le Washington Post, pour mesurer en situation réelle, l'impact d'un environnement ordinaire et peu adapté, sur notre sensibilité au Beau.

Le musicien n'a pas interprété des thèmes populaires et archi connus.  Il a joué des chef d'œuvres classiques qui ont traversé les siècles pour leur pur éclat, des musiques faites pour résonner dans les nefs des cathédrales et les salles de concert symphonique. L'acoustique était étonnamment favorable. L'architecture utilitaire de la galerie, servant de passage entre le métro et l'extérieur, s'appropriait le son et le renvoyait, ample et brillant, sans aucune perte d'harmonies. On dit que le violon est un instrument extrêmement proche de la voix humaine. Sous l'archet de cet immense musicien, l'instrument sanglotait, riait et chantait, lyrique. Il se faisant à volonté charmeur, irritable, joueur, tragique, solennel, généreux.

Que croyez-vous qu'il advint ?
Nous sommes allés pour vous demander son avis à un expert.

Lire la suite "un violon sur le trottoir" »


t'es d'où, dis donc ?

Voici pas tout à fait au hasard mais presque, une sélection parmi les localisations de mes visiteurs récents. J'ai volontairement omis les capitales, un peu attendues. L’information est fournie par le petit gadget-ouaibe à droite (planisphère).

Leroutard Kumamoto, Japon
Harlow, Grande-Bretagne (coucou Clément-Fils !)
Mijdrecht, Pays-Bas
Reischoffen, France
Chicoutimi, Canada
Remiremont, France
La Pommeraye, France
Neuchatel, Suisse
Pontivy, France (un Pont sans PhY ?)
Petit-Bourg, Guadeloupe
Sheung Wan, Hong-Kong

Vous qui passez par ici, si vous êtes de là-bas, faites-moi signe !


au fond des képis

Kepi

En montant dans le tram, ils ont ôté leur képi.

Ce sont des Pompiers de Paris. C'est inscrit en grandes lettres au dos de la vareuse  imperméable qu'ils ont enfilée par dessus la tenue d'apparat. Celui qui est très jeune a des galons rouges sur son képi. Son supérieur, des galons dorés. Et maintenant qu'ils les font tourner dans leurs mains, je vois le fond des képis. En guise de doublure, la frimousse souriante d'un jeune enfant en photo agrandie et découpée, pour l'un. Ce que je prends pour la photo en pied d'un top-model, pour l'autre, le plus jeune. Sur le coup, je suis émue, amusée. En y repensant, je me demande si ce n'est pas tout simplement, un moyen de reconnaître le sien au milieu des autres képis (à grade équivalent), à la caserne...


hors piste

Pasneige

Le long du mur est du cimetière de Gentilly, j’ai marché dans la neige fraiche, au moins cinq centimètres. Entre le mur et les arbres, loin du bord du trottoir déjà piétiné, j’ai fait ma trace. Il faisait encore nuit. Je n’avais plus depuis longtemps conscience de ce court trajet à pied que je fais tous les jours depuis des années. Ce matin pour quelques minutes j’étais ailleurs dans l’espace et dans le temps. Au carrefour je suis revenue à la réalité, et à la prudence, Ça glissait. Je me suis souvenue des conseils de Françoise, ma prof de gym. Les genoux bien souples, le bassin solide, le haut du corps détendu, et ne pas résister si on se sent partir...