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A peine qu'on me traite

[buzz] Fragile(s)

second film de Martin Valente, sortie en salles mercredi 20 juinFragile_banniere

Pourquoi le s entre parenthèses dans le titre ? Tiens, voilà une bonne question que j’aurais du poser au réalisateur mercredi soir ? Trop tard.

Au début, ils sont six fragiles (si fragiles !), un grand chien jaune et un bébé. Plutôt des fêlés quoi, des bousculés de la vie, des désaxés, des misfits. A la fin du film chacun retrouvera son axe, grâce à l’un des cinq autres, qu’il ne connaît pas au début du film.

C’est un joli film choral à la française, qui donne du plaisir et de l’émotion. Plus « Lelouch », que « Woody », et très peu « Huston ».

En sortant de la projection je me disais qu’il (le réalisateur) aurait pu y aller plus fort dans le style « Almodovar », que le film y aurait encore gagné en intensité dramatique, même si la fin est heureuse (moi j’aime mieux quand ca finit mal). A la réflexion, il fait déjà très fort dans l’utilisation de la bascule tragi-comique avec le bébé oublié dans le local poubelles, ou la leçon de guitare quotidienne au chevet de la belle jeune femme plongée dans un coma irréversible. Sans avoir l’air d’y toucher, Martin Valente joue formidablement bien avec nos émotions.

Gamblin, Darroussin et Berléand sont comme je les aime. La grande et belle surprise, c’est le contre emploi de Marie Gillain, en maman déchue de ses droits, perdue dans ses addictions au rock et a la coke. C’est sans doute elle qui m’a fait repenser à Marylin dans les Misfits. Sa longue scène avec Darroussin est magnifique. Dans ce rôle là, j’aurais bien vu aussi une autre Marie (Trintignant). Caroline Cellier est touchante et drôle en grand-mère indigne, et irrésistible dans sa scène de biture avec Gamblin. Le couple Berléand, Sara Martins, improbable, fonctionne fort bien.

Je n’ai toujours pas trouvé pourquoi le (s) ? Et vous ?

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