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13 notes en mars 2007

[Charles le bellevillois] Apprentissage, 1934-1937

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Premier épisode : Charles de Belleville

“ … leurs travaux sont pratiques, utilitaires, de caractère parfait… ”

Stcrp L'école d'Apprentissage de la STCRP avait alors ses ateliers dans un coin de la section « Mécanique » de l'Atelier Central, rue Championnet, Paris XVIIIe. Ses deux salles de cours se situaient loin à l'arrière, rue du Mont-Cenis. En 1934, le directeur de l'École, ancien officier de marine, était secondé par deux professeurs, un excellent, ancien marin lui aussi et un très mauvais – Arts & Métiers –. En seconde année, un nouveau directeur – Arts & Métiers – nous fit regretter l'ancien. Le pauvre professeur incapable fut remplacé par un ancien officier mécanicien de l'AéroNavale – Arts & Métiers, bien sûr ! – pourvu d'une jambe de bois et infatigable dormeur. Je le retrouverai plus tard…

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[Charles le bellevillois] Premier de la classe, 1925-1934

Episode précédent : Petite enfance parisienne (1920-1923)
Premier épisode : Charles de Belleville

“… ses natifs apprennent avec une facilité étonnante…”

En 1926, il n’y avait toujours pas d’école publique au Vert-Galant. Mais à cinq ans, je savais lire et écrire convenablement. Depuis deux années, ma mère m'avait guidé et je l'avais bientôt surprise en décryptant aisément les énormes publicités du métro « DUBO, DUBON, DUBONNET », au cours d'une visite à Paris.

Faute de mieux, elle m'inscrivit chez une dame Bourdineau qui, dans sa villa avenue de la gare, prétendait faire classe à deux douzaines d'enfants de tous âges, autour de sa table de salle à manger. J'y appris la liste complète des départements, avec leurs sous-préfectures vite oubliées et les tables de multiplication sues par coeur, mais elles bien retenues. La leçon d'histoire tenait dans le long récit du fait de guerre qui valut à la dame une décoration exposée au salon : le guet, depuis un soupirail, de l'arrivée de soldats prussiens, tirés comme des lapins. J'avais là, deux amis, Suzanne et son frère coxalgique, cloué sur un brancard à roues. Il mourut hélas, l'année suivante. La tuberculose faisait à l'époque d'affreux ravages qui se perpétuèrent encore durant une bonne vingtaine d'années, et le sanatorium de Villepinte attirait malades ou convalescents, dans la région réputée pour son air pur.

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