de José Féron Romano et Edwige Tabuteau, Illustrations de Yann Lovato, éditions du Jasmin, 157 pages
ma chronique pour la 11ème édition de l'opération Masse Critique de Babelio
Perplexe. J'avais espéré recevoir Le Réprouvé de Mickaël Hirsch (à propos de Céline), et j'ai reçu Le Prince.
Un livre pour la jeunesse. Publié en 2002.
Alors : oui, le livre est joli, bien présenté, bien illustré, classique dans sa forme et son écriture.
Mais : non, je n'ai pas été emportée par cette lecture.
Je la conseillerais à une bonne lectrice de 10-12 ans (collège). A un garçon aussi bien sûr... Mais un peu plus tard !
Les correspondances entre les mythologies d'origine très différentes sont toujours étonnantes. Ici c'est au début du conte, un prince indien qui est mis à l'épreuve de l'arc impossible à bander, rappelant le retour d'Ulysse à Ithaque et sa victoire sur les Prétendants dans une épreuve semblable. Le vieux roi grec vainqueur regagne l'amour de la fidèle Pénélope, le jeune prince Râma gagne celui de Sîtâ que son père avait promise au gagnant.
Le Râyamana est une œuvre littéraire indienne portée pendant des siècles par la tradition poétique, et la transmission par les arts traditionnels : musique, chant, danse et théâtre. Les auteurs du Prince dont l'ombre était bleue en donnent une adaptation courte, centrée sur les aventures du jeune et vertueux prince Râma forcé à l'exil par une marâtre, son amour pour la belle et vertueuse Sîtâ, et sa lutte victorieuse contre le démon Râvana.
Violence et poésie étroitement mêlées font le charme et la force de cette histoire dont les héros sont des princes et des princesses, des rois plusieurs fois centenaires, des vautours philosophes, des singes et des ours qui parlent, des démons et des monstres qui détournent les lois naturelles par la force de leurs sortilèges maléfiques.



