"Quand j’étais plus jeune, j’avais un walk-man et un casque rivé sur les oreilles et mes parents me le reprochaient."
Ce matin j'avais du mal - pour une raison encore inexpliquée - à déposer comme je le souhaitais, un commentaire sur le billet du jour de David Abiker d'où j'ai extrait l'exergue ci-dessus.
Alors j'ai décidé d'en faire un billet ici !
Ce sera ma contribution (hors-sujet, je préviens) au grand ramdam médiatique du jour : l'espèce de mutinerie ubuesque des Bleus, hier au Mondial de Foot !
On va finir par oublier que tous ces fils, ou ces réseaux d'ondes qui nous rattachent soi-disant aux autres n’existaient pas il y a quelques années.
Par oublier que nos parents lisaient des journaux et des livres en papier et qu'ils écrivaient à leurs amis des lettres avec un stylo.
Il y a déjà au moins deux décennies, et avant même d'en voir dans la rue, on voyait dans les entreprises dites high-tech, des têtes chercheuses de plus en plus nombreuses s’équiper de casques de moins en moins discrets.
Etait-ce une réaction aux environnements de travail open-space importés des Etats-Unis ?
La recherche d'un isolement musical et d'un calme qu'on croyait propices à la réflexion, à la création ?
Pas si sûr. J’ai connu des environnements de travail rétifs aux cubicles américains, où certains s'enfermaient casque aux oreilles dans leurs bureaux non-partagés !
Heureusement (sarcasme), quelques années plus tard, grâce aux chats et autres messageries instantanées, il est devenu possible d'entrer en communication filaire ou wifi avec les ermites du bout du couloir, à tout moment, et sans avoir à tambouriner à leur porte pour repartir piteusement ou en râlant, bredouilles, frustrés et en manque de communication face à face.
Évidemment, que j'exagère. Bien sûr, que ces outils technologiques ont apporté du confort, de la vitesse, de l'efficacité... qu'ils ont permis le télétravail...
Mais on a dû louper quelque chose.
Pas le mode d'emploi, non. Pas la doc technique, elle est parfaite.
Ce qui manque cruellement, c'est un manuel du savoir utiliser en société.



