going where ...
... the rain stays mainly in the plains!
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L'âme de Camille, le jeu d'Ivana
J'avais pris les places sur le site BilletReduc.com. On pré-réserve sans payer (tarif très réduit), on reçoit des petits messages pour ne pas oubier la date, puis après le spectacle on vous demande de dire ce que vous en avez pensé. Voici donc ce que j'ai écrit :
L'interprétation d'Ivana Coppola est magnifique, sa voix, son visage, son corps, ses gestes sont magiquement évocateurs de l'âme et de l'oeuvre de la sculptrice abandonnée par beaucoup et soutenue par trop peu. Les quatre acteurs qui l'accompagnent sur scène restent fidèlement dans la posture de récitants bouleversés par le destin dont ils sont les témoins.
Le spectacle se joue jusqu'au 24 mai. C'est à 19 heures dans un petit théâtre très confortable pour les messieurs qui ont de longues jambes. Allez-y vite c'est bouleversant. A la sortie il fait encore jour, vous apprécierez la poésie et le charme de l'avenue Junot, du bon côté de la butte Montmartre.
Et puis je ne l'ai pas encore fait mais j'irai voir l'expo au musée Rodin pour retrouver Sakountala (L'abandon), La Valse, L'âge mûr, et Clotho la Parque (jusqu'au 20 juillet).
J’ai mis le temps - plus de deux ans - pour m’apercevoir que Joël de Rosnay me citait – presque longuement, 1 page sur 250, pp. 178-179 - dans son avant-dernier ouvrage co-écrit avec Carlo Revelli :
La révolte du pronetariat, des mass média aux média des masses.
Je suis également partagée entre un
sentiment de fierté pronétarienne (j’ai contribué à l’œuvre la révolte n’est-ce
pas ?) et une touche de dépit : il aurait quand même pu me prévenir
et m’envoyer un exemplaire dédicacé, non ?
[billet d'où la citation est extraite : Taguage ou folksonomie ?]
J'adore les pantalons de Marie Chaumette. Chers mais irréprochables. Fermeture éclair en biais sur le côté sous pont pour l'allure. Elastique au dos pour le confort. Belles matières belles couleurs, ou non couleurs au choix. Mais aujourd'hui quand j'ai demandé la taille T3, Marie ne m'a pas dit comme les saisons précédentes : allons-allons vous ne faites pas du T3, je vous passe le T2 c'est largement suffisant. Déjà la dernière fois elle avait reconnu que si j'aimais être à l'aise alors effectivement je pouvais prendre le T3, et puis vous savez comme c'est de la confection artisanale, il peut y avoir des petites différences entre les exemplaires d'un même modèle dans une même taille.
Cette fois quand je suis sortie de la cabine d'essayage elle n'a pas bronché devant le tombé parfait du vêtement et elle a même ajouté comme un compliment que je correspondais exactement à sa coupe T3 standard.
Dans un couloir du métro Place d'Italie, je m’arrête net devant l’affiche.
Ce chat ? Mais je le connais !
Séchas par contre non je ne le connais pas encore. Il parait que cet artiste contemporain représente souvent le petit félin dans ses œuvres. L'à-peu-près illustré par l’affiche est amusant non ? Ce chat, Séchas ! L’artiste doit être plutôt original pour accepter que l’affiche de son exposition ne montre aucun échantillon de son œuvre !
Ce chat disais-je, les visiteurs du Musée Bourdelle et de son jardin le connaissent bien. Il est autant voire plus souvent photographié par les touristes que les œuvres monumentales du sculpteur Antoine Bourdelle.
Pour preuve la photo (à droite) du célèbre matou par moi ce weekend, et pour vous inviter à découvrir un endroit rare au charme paisible >>>>>>
<< Crédits photo : Mairie de Paris - Musée Bourdelle - Florian Kleinefenn
Affiche de l'exposition Alain Séchas au Musée Bourdelle
du 11 avril au 24 août 2008
Musée Bourdelle
16, rue Antoine Bourdelle - 75015 Paris
De 10h à 18h sauf lundis et
jours fériés
On achève bien les blogueurs - Ou : les vingt-quatre heures du stress, sept jours sur sept
Cette fois ce n’est pas un article que je traduis (dans la suite de cette note) mais un billet de danah boyd sur son blog apophenia. Bien sûr il ne faudra pas perdre de vue que danah est une universitaire américaine particulièrement brillante et quelque part fort atypique (attention ne me faites pas dire que les universitaires américains brillants sont atypiques), mais je trouve que son interrogation existentielle personnelle est humainement drôlement pertinente et remarquablement exprimée, c'est pourquoi je choisis de la reproduire pour vous ici.
Pour un peu de contexte : danah est en train de rédiger sa thèse, elle a besoin de temps et de concentration, elle a prévenu que les interactions avec ses lecteurs et/ou admirateurs allaient se raréfier, et que le rythme de publication sur son blog allait ralentir... mais elle ne peut pas s'empêcher (!) de s'utiliser elle-même comme objet d'une nouvelle étude : "does work/life balance exist?"
PS - ceci est ma note numéro 200 ;)
Lire la suite "[danah a dit] travailler moins pour vivre plus ?" »
Pierre Bilger a écrit :
« Certes Six35, le JT du Web, auquel on peut
accéder à partir de ce blog était loin d'être parfait, mais le concept était
original, le ton, incisif et la diffusion, après à peine une douzaine de
numéros, significative.
Tous ceux qui recherchent désespérément du contenu pour les multiples canaux de
diffusion que les nouvelles technologies rendent disponibles auraient tort de
négliger la contribution que pourrait leur apporter une équipe aussi
talentueuse que celle de 22Mars/Six35. Et les annonceurs, les diffuseurs, les sponsors de toute inspiration pourraient
trouver dans un Six35,
renouvelé grâce à leur intervention, un moyen honorable et bon marché de
démontrer leur intérêt pour l'expérimentation et l'innovation et du même coup
renforcer à bon compte leur réputation et leur image. » Christophe Nonnenmacher a écrit :
« Le Six35 que diffuse entre
autres Europeus se met en veilleuse, pour une durée indéterminée.
Nico (Voisin), Pierre, Magali, Sébastien et Sylvain ont la délicatesse
d’écrire que le Six35 n’est pas mort, qu’il se réinvente. Je veux bien
les croire tant la passion anime cette belle équipe.
Mais pour continuer, il faut également des fonds : donations,
écrans pub, autres. Je n’ai jamais été un très bon commercial et n’ai
jamais cherché à l’être mais ce petit mot n’a qu’un but : certains
d’entre-vous sont entrepreneurs, investisseurs, capital-risqueurs,
«réseauteurs». Tous – je suppose au moins – êtes attachés au web, à de
nouvelles expérimentations journalistiques, à un ton novateur, à une
véritable indépendance éditoriale. A autant de ces petites choses dont
nous avons bien besoin dans un paysage média de plus en plus taciturne. »
Bonjour Tilly,
J'ai le plaisir de vous informer que vous êtes le paperblogueur à la Une du 3 avril 2008.
Toute l'équipe vous remercie de votre participation à Paperblog.
A bientôt ! Bien cordialement,
Johara
www.paperblog.fr
J'ai fait bien attention à ne pas lire de critiques du dernier roman de Philippe Besson avant de le découvrir par moi-même et
d'écrire ces lignes. Mais sitôt que j'aurai posté le billet sur babelio, j'irai comparer mes impressions avec celles de critiques professionnels ou non.
Autant le dire tout suite je n'ai pas été emballée alors que je suis très fan du genre polar psychologique noir, et plus encore quand il est situé sur la côte Ouest des Etats-Unis.
J'aime bien les histoires de séduction irrationnelle, de fascination malsaine, d'emprise, de harcèlement, et autres tortures morales infligées ou fantasmées. Patricia Highsmith et Ian McEwan en ont fait des chefs d'oeuvre, l'une avec Monsieur Ripley dans Plein soleil, l'autre dans Délire d'amour et dans Un amour de rencontre par exemple. J'aime bien aussi quand un romancier français chausse des santiags imaginaires comme l'a fait Philippe Djian. Cela donnait 37°2 le matin.
Mais là c'est comme si je n'en avais pas eu pour mon argent. Pourtant mon exemplaire d'Un homme accidentel m'est parvenu à domicile sans bourse délier, grâce à Masse critique ! J'avais choisi ce roman dans une liste d'une soixantaine de titres proposés.

billet précédent pour Masse Critique : Darling, Jean Teulé
Lire la suite "[masse critique] Un homme accidentel, roman de Philippe Besson" »
Ce petit billet est inspiré par une note chez Mamz'Elle
Ce matin sur France Inter, à Rue des Entrepreneurs, l'émission était consacrée aux bénéfices du désordre bien géré pour l'entreprise (sic). On verra bientôt des séminaires "Créer le chaos pour générer du profit" !
Je n'ai pas tout suivi because marché, mais Moreno (auteur de la théorie du bordel ambiant entre beaucoup d'autres choses et inventions) était excellent. Quelqu'un disait aussi que l'on a moins besoin d'ordre, de classement, de rangement aujourd'hui qu'hier, grâce à l'informatique. Pas la peine de mettre trop de temps et d'effort à organiser les choses à l'avance pour les retrouver, gougueule et ses copains sont là, les jeunes l'ont déjà bien compris.
Je suis bien d'accord aussi. Je ne regrette pas du tout les tiroirs avec les fiches bristol pour référencer les informations, quoique les meubles catalogues avec tous leurs casiers coulissants ça avait de la gueule quand même.
A l’aide, au secours ! Vite ! Môssieur Resse a été kidnappé.
Voilà ce que j’obtiens quand je clique sur son urelle : la page maison de blogbangpointcom.
S’agirait-il de blogjacking ?
J’attends ici l’éventuelle demande de rançon et promets aux ravisseurs de n’en parler à personne.
Rendez-nous Môssieur Resse !
Mise a jour jeudi matin : happy end (voir la suite)
Aujourd'hui je me sens coupable d'avoir mis mon joli badge
BCNI au rancart sur la page "à propos" de mon blogue pour pouvoir faire de la place à six35, le JT du web. Je regrette aussi ma morgue proche du mépris pour les malheureux qui ont choppé le virus de l'influence.
Hier MaO qui est bien vaccinée elle, me cite dans son palmarès de 10 blogs non-influents.
Et me voilà qui lorgne la minuscule grimpette de mes petites statistiques. Ca durera ce que ça durera. J'espère juste en faire profiter du mieux que je peux mes amis du jazz et du web (colonne de droite).
Ces derniers temps plusieurs excellents billets ont parlé de l'influence : chez versac, Embruns,Samantdi.
Et pour finir, neuf blogs non-influents parmi mes préférés : unplanctondanslespasse, herosduquotidien, unehistoiredelau, unsoirdepluietdevent, jlbayard, lecinemademariefrancoise, autourdugolf, lescalier, vieuxcestmieux
Et un blog qui m'influe : chroniquesduplaisir
Dernière minute : hors-concours décerné au sitedelapauvreteinterieure et à Largy pour son certificat
Deux titres à la Une du Parisien ce matin :
Racisme dans les stades - La riposte
Julie Lescaut va tout changer
Elle était assise deux rangs devant moi, l'autre soir au Grand Rex, la longue dame blanche avec son beau sourire calme.
Je savais le parcours initiatique consacré au jazz manouche de Thomas, jeune homme bien né, mais ne l'avais pas encore vu en showman généreux et tendre, quelle découverte ! Mon coeur d'artichaut balancait déjà entre Higelin, Julien Doré, Johnny, Paul Personne, Didier Lockwood, Hugues Aufray... Et maintenant le petit Dutronc et sa bande qui mélangent joyeusement Django, Bach, Les Yeux Noirs, O Sole Mio, et les compositions originales d'un premier album. Ses acolytes virtuoses sont prodigieux. Son duo-duel à la guitare avec le violon de Pierre Banchard sur Les Triplettes de Belleville (M) est emballant, essouflant, ahurissant.
Fils de, sans aucun doute possible : son allure dégingandée, sa voix, ses sourires, ses mèches blondes, sont là pour rappeler qui sont le papa et la maman, idoles "âge tendre et tête de bois". Mais son talent bien à lui, sa musique, son swingue en font aussi le jeune héritier de Henri Salvador, et du musicien Sacha Distel.
Mon conseil : prenez vos places pour aller applaudir Thomas Dutronc et les esprits manouches à l'Olympia en novembre (ou avant, au cours de leur tournée en France)
PS - mais qui était le chanteur en première partie ? jolie voix, charisme, belles chansons...
PPS - le festival Django Reinhardt à Samois (77), c'est quoi la date cette année ?
L'autre matin comme tous les jours j'arrive à l'arrêt du bus en bas de chez moi pas encore tout à fait bien réveillée. Je lève les yeux vers l'indicateur des temps de passage. Six minutes pour le prochain. Cela me donne le temps de me reconnecter en douceur à la journée qui m'attend. Il y a un camion des pompiers garé tout près à droite de l'abribus, et des cônes oranges pour écarter la circulation des voitures et des bicyclistes encore peu nombreux à cette heure là. A terre sur le trottoir il y a un homme, allongé au pied du banc sur lequel j'imagine qu'il a passé sa dernière nuit. Penché sur le ventre dénudé, une jeune pompier fait un massage cardiaque, l'autre ajuste un masque sur le visage.
C'est long six minutes.
Les pompiers ont l'air épuisé et triste. Depuis combien de temps déjà essayent-ils de ranimer l'homme à terre ? Ils passent au défibrillateur. C'est terrible de voir les membres de l'homme retomber inertes après la secousse. Le troisième pompier sort du camion avec ce que je pense être le plastique blanc dans lequel ils vont envelopper le corps.
Quelques rares passants perdus dans leurs pensées remarquent à peine la scène silencieuse. Un petit groupe de collégiennes descend le boulevard vers le lycée Buffon. Elles sont gaies et bien éveillées. Elles ont vu, et portent leurs mains sur les yeux pour longer la scène en hâtant le pas.
Le bus arrive, et en même temps sirène hurlante un véhicule du SAMU. C'est sans doute le médecin qui vient officialiser le décès.
D'abord je ne voulais pas raconter ça ici, mais cette scène me poursuit et j'y repense chaque matin en allant prendre mon bus. Peut-être que de l'avoir écrit, cela va me la faire oublier plus vite.
Les murs ont des oreilles, dit-on, mais l'embêtant c'est que sur Internet, des murs il n'y en a pas...
Je vous propose la traduction en franchouille d'un second article de danah boyd, plus long et difficile à traduire que le premier...
danah a écrit (extrait) :
Sur Internet il n'y a pas ou peu de cloisons. Les conversations s'amplifient et les contextes disparaissent. Il est peu probable que des solutions techniques viennent changer cette situation parce que chaque fois qu'un mur digital a été érigé, une nouvelle technologie est apparue qui l'a fait tomber.
Le lien ci-après donne accès à la traduction en français de la totalité de l'article de danah : fichier pdf (105,4K).
caveats :
épisode précédent : Accéder à l'information dans un monde interconnecté
premier épisode : Introducing danah boyd
Valentine's day
La version de Chet Baker n'est pas disponible en ligne, mais celle-ci est bien aussi : Keith Jarrett Trio
-- Henri Salvador a refermé la porte de son jardin d'hiver, hier --
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